• Projet anti-nord-coréen des USA en Afrique

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a entamé le mardi 6 mars sa première tournée en Afrique.

Tillerson a demandé aux pays africains de soutenir les efforts américains censés convaincre la Corée du Nord d’abandonner son arme nucléaire.

Lors d’une conférence de presse conjointe ce jeudi 8 mars à Addis-Abeba avec le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki, le secrétaire d’État a prétendu que les pays africains pourraient soutenir Washington tout en poussant Pyongyang à renoncer à son programme nucléaire.

« La Maison-Blanche rend hommage aux efforts des pays africains dans la lutte contre le terrorisme et elle s’emploie à renforcer ses relations avec les pays du continent noir », a-t-il prétendu.

Le secrétaire d’État américain a également mis en garde les pays africains contre le risque de dépendance envers les investissements chinois et les a appelés à « revoir les termes de ces investissements », sans quoi ils risquent de « perdre leur souveraineté ».

Il s’agit du premier déplacement du secrétaire d’État américain dans des pays africains depuis le jour où le président américain, Donald Trump, s’est emporté, en janvier dernier, lors d’une réunion avec des parlementaires à la Maison-Blanche sur l’immigration, qualifiant, selon le Washington Post, plusieurs nations africaines ainsi qu’Haïti de « pays de merde ».

Le quotidien britannique Financial Times a rapporté en février dernier que Washington mettait les États africains sous pression pour qu’ils rompent leurs relations politico-militaires avec la Corée du Nord.

La diplomatie américaine a appelé à plusieurs reprises les pays africains à expulser les diplomates et les ouvriers nord-coréens pour durcir les sanctions contre Pyongyang.

En dépit des pressions américaines, des résolutions onusiennes et des sanctions internationales, Pyongyang est loin d’avoir rompu ses vieilles relations avec le continent noir.

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Mar 08, 2018 15:40 UTC
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