• Le sursaut anti-Israël en Tunisie

À la suite de l’introduction du terme « État d’Israël » lors de l’épreuve d’histoire-géographie, des enseignants du gouvernorat de Kasserine en Tunisie se sont abstenus hier, mardi 3 juillet 2018, de corriger des copies du baccalauréat.

Des dizaines d’enseignants tunisiens ont arrêté de corriger des copies du baccalauréat (session de rattrapage) en guise de protestation contre l’introduction du terme « État d’Israël » lors de l’épreuve d’histoire-géographie.

Des militants tunisiens ont diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle protestaient plusieurs enseignants. Lors de ce rassemblement, l’un des enseignants a fait valoir que le nom d’Israël devrait être présenté aux enfants comme celui d’une entité colonisatrice et criminelle. « Nous n’acceptons l’emploi du terme Israël que dans le cas où ce nom est synonyme de l’occupation de la Palestine. Il n’y a aucun État sur la planète qui soit nommé Israël », a-t-il martelé.

Récemment, un grand nombre de Tunisiens ont défilé également dans la rue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, afin de condamner haut et fort la barbarie dont fait preuve le régime israélien vis-à-vis du peuple palestinien.

Des milliers de Tunisiens ont dénoncé en mars dernier les crimes commis par le régime de Tel-Aviv lors de la répression des manifestations de la « Marche du grand retour » des Palestiniens. Ils ont réclamé au gouvernement et au Parlement d’adopter une loi criminalisation toute normalisation avec le régime israélien.

Le député d’Ennahdha Néjib Mrad a déclaré que le régime israélien avait attaqué plusieurs fois la Tunisie.

« L’aviation israélienne a bombardé en 1985 la localité de Hammam Chott dans le gouvernorat de Tunis », a-t-il expliqué. Et de poursuivre : « Le service d’espionnage du régime israélien, le Mossad, a liquidé Abou Jihad, le chef de l’aile militaire de l’Organisation pour la libération de la Palestine, dans sa maison de Sidi Bou Saïd en 1988. Et en 2016, il a également assassiné l’ingénieur tunisien Mohamed Zouari à El-Aïn près de Tunis. »

« Le droit ne sera pas bafoué éternellement et les Palestiniens ont le droit de regagner leur terre ancestrale », a affirmé une autre militante politique tunisienne.

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Jul 04, 2018 13:58 UTC
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