Apr 24, 2019 06:44 UTC
  • Libye: les militaires français débarquent

La Libye est encore une fois tiraillée par les puissances occidentales qui convoitent les réserves de pétrole les plus importantes de l’Afrique. La France, en tant que demandeur important du pétrole libyen, a déployé ses militaires dans le port pétrolier d’al-Sidra, le plus grand port pétrolier du pays.

Alors que l’intervention contestée de la France dans la crise libyenne fait la une des médias, un conseiller militaire au sein du commandement de l’Armée nationale libyenne (ANL) prétend que les militaires français étaient déployés dans le port pétrolier d’al-Sidra (à l'est de la Libye) pour protéger les champs pétroliers de la région face aux attaques éventuelles des forces fidèles au Gouvernement d’entente Nationale (GNA).

« Figurent parmi les forces françaises des dizaines de spécialistes de raids aériens. Les forces françaises ont évacué l’eau dans les réservoirs installés dans le port d’al-Sidra et les ont remplis de pétrole », a-t-il affirmé. 

Ce responsable militaire a par ailleurs dit que l'armée du maréchal Haftar jouissait des services des agents secrets français, égyptiens et émiratis cantonnés pour le moment dans la base aérienne d’al-Kharouba dans le territoire sous le contrôle de l’ANL.

« Les forces françaises dans le port d’al-Sidra comportent deux groupes, le premier joue un rôle déterminant dans le cumul des renseignements sur les bases militaires du GAN (gouvernement d'entente nationale) et le deuxième, est chargé de la chambre d’opérations de guerre et de participer comme des francs-tireurs dans certaines opérations militaires. Parmi les militaires français, ce sont bien sûr des ingénieurs qui proposent des formations sur l’utilisation des drones aux militaires sous le commandement du maréchal Haftar », a-t-il ajouté. 

Les soldats émiratis jouent cependant un rôle restreint dans la collecte des renseignements militaires et la formation des officiers de l’ANL. Par ailleurs, une brigade spéciale est chargée de garantir la sécurité de Haftar.

En ce qui concerne le rôle de l’Égypte, le conseiller militaire de l’ANL a expliqué que les forces égyptiennes présentes dans la région avaient pour mission d’apporter une soutien logistique et de mettre les renseignements militaires et les munitions à la disposition des troupes de l’ANL.

Un haut officier de la force de l’air du maréchal Haftar a pour sa part révélé qu’avant l'avancée vers Tripoli, les Émirats arabes unis avaient livré deux drones fabriqués aux États-Unis à l’ANL.

« Les Américains ont donné leur aval à la livraison de deux drones aux forces de l’ANL. À l’heure actuelle, un hélicoptère participe aux raids aériens sur Tripoli », a-t-il souligné.

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