• Iran/Russie: le tournant stratégique?

Les dirigeants de la RII et de la Russie envisagent de développer leurs coopérations

Plus loin dans ses propos, Amir-Abdollahiyan a évoqué la "réticence" de certaines parties en Iran et en Russie face à la perspective d'un approfondissement des liens Téhéran-Moscou : « Malgré ces oppositions, ni l'Iran ni la Russie ne peuvent ignorer à quel point est nécessaire l'émergence d'un bloc oriental capable d’imposer la multipolaire dans les relations internationales. Il s'agit d'une occasion historique qui se présente à l'Iran et à la Russie pour inverser une bonne fois pour tout, la donne en faveur de l'Est et ce serait une erreur historique que de laisser passer une si grande occasion". 

Plus loin dans ses propos, le vice-président du Parlement iranien a abordé la question du boycott pétrolier de l'Iran : "Certaines informations laissent croire à une coopération Russie/Arabie saoudite destinée à récompenser le manque du pétrole iranien sur le marché. C'est une vision étriquée des choses dans la mesure où l'équilibre énergétique mondial ne peut se passer de l'Iran. Nous nous attendons plutôt à ce que nos amis à Moscou agissent dans le sens d'une stérilisation des effets de sanctions US qui ciblent invariablement Téhéran, Moscou, Pékin, voire l'Europe, dès que l'Amérique le décide". 

L'Iran restera en Syrie

Évoquant la visite de Netanyahu à Moscou, et sa requête auprès des autorités russes, le diplomate a souligné : « Comme l'ont fait remarquer des responsables russes, le retrait des conseillers iraniens de Syrie est une question qui ne regarde que Damas et Téhéran. C'est une question qui relève de la sécurité des deux États et qui par conséquent, ne peut faire l'objet d'aucune d'intercession. Et d'ailleurs, les autorités russes notamment le représentant du président Poutine pour les affaires du Moyen Orient se sont bien expliqués la-dessus. Pour eux, la présence iranienne en Syrie est un facteur de stabilisation et elle est indispensable à ce titre. Tout discours qui aille dans un sens contraire me semble plutôt être dirigé contre d'excellentes coopérations irano-russes en Syrie".

Plus loin, Amir-Abdollahiyan a évoqué la perspective d'une union eurasiatique au sein de la quelle l'Iran a tout son rôle à jouer : « Ces dernières années, l'Iran a participé à des réunions internationales où la Russie a joué un rôle de premier plan. Celle de l'Organisation de coopération de Shanghai ou celle des présidents des parlements des pays eurasiatiques en font partie. C'est nécessaire pour contrer l’approche agressive des États-Unis. Et puis les effets de renforcer des liens eurasiatiques dépasse largement la politique pour toucher le commerce, l'économie et la géopolitique". 

Jul 12, 2018 18:03 UTC
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