Feb 12, 2019 10:19 UTC
  • Iran :

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, a souligné ce lundi que les demandes de réduction ou de fermeture du programme de missiles balistiques iranien formulées par les pays européens découlaient de « leur désir de plaire aux Américains ».

S'adressant à la presse après une réception à l'ambassade d'Iran à Moscou à l’occasion du 40e anniversaire de la Révolution islamique, M. Ryabkov a indiqué que l’Iran pourrait développer ses capacités défensives malgré les efforts hostiles de certains pays.

La Russie trouve cette attitude inacceptable, et exposera « la fausseté » de ce genre de comportement durant la prochaine réunion de la Commission conjointe sur le Plan global d'action conjoint (PGAC) au mois de mars, a-t-il dit.

« Les pays européens comprennent certainement que le programme de missiles iranien n'est pas une menace et ne constitue qu'une partie des efforts de Téhéran pour renforcer sa sécurité nationale. Le développement par l'Iran de son programme de missile est le droit indéniable du pays pour se défendre », a déclaré Ryabkov cité par l'agence de presse RIA Novosti.

M. Ryabkov a rappelé que les pays européens avaient également pris certaines mesures pour créer les conditions d'une coopération économique normalisée avec l'Iran, notamment grâce au mécanisme INSTEX.

Il a cependant ajouté que l’UE devait dépasser l'attitude ambivalente consistant à vouloir agir concrètement pour l'Iran, tout en essayant de ne pas irriter les Américains. « Elle doit faire le bon choix, et se prononcer en faveur d'une véritable coopération », a déclaré le haut diplomate russe.

La semaine dernière, l'UE a annoncé la mise en place du dispositif INSTEX (Instrument de soutien aux échanges commerciaux) afin de sécuriser ses relations commerciales avec l'Iran et de contourner les sanctions américaines contre l'Iran. Les États-Unis ont remis en vigueur leurs sanctions contre l'Iran suite à leur retrait de l’accord nucléaire de 2015 en mai.

Alors que les Européens disent qu’INSTEX est ouvert aux autres pays, M. Ryabkov a indiqué que les auteurs de ce mécanisme n'avaient pas réussi à ouvrir le dispositif à des pays tiers intéressés par une coopération légale avec l'Iran, comme la Russie.

La Russie souhaite participer pleinement aux activités de ce mécanisme, et poursuivra ses efforts à cet égard en dialoguant directement avec les pays concernés, a-t-il ajouté.

 

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