Apr 22, 2019 18:26 UTC
  • Dérogations US : l’Iran s’en moque

Affirmant que l’Iran n’a jamais accordé aucune importance aux dérogations de Washington à ses sanctions contre Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne a fait état des négociations internes et externes pour la prise d’une décision appropriée à cet égard.

« Vu le caractère illégal des sanctions en question, la République islamique d’Iran n’accorde importance aux dérogations de Washington à ses sanctions contre Téhéran », a déclaré Seyyed Abbas Moussaoui réagissant au récent communiqué de la Maison Blanche en la matière.

« Cependant, compte tenu de l’impact négatif de ces sanctions et la possibilité de leur aggravation sans les dérogations, le ministère des Affaires étrangères est en contact permanent avec toutes les institutions nationales concernées et mène d’intenses consultations avec ses voisins ainsi que ses partenaires européens et internationaux », a-t-il annoncé.

« Les résultats de ces contacts et consultations effectués à l’échelle nationale et internationale seront transmis aux autorités et une décision appropriée sera prise et annoncée prochainement », a-t-il estimé.

Dans un communiqué publié ce lundi 22 avril, la Maison Blanche a fait état de la décision de Donald Trump, président américain de ne plus prolonger les exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien.

Trump entend, par le biais de cette action, ramener à zéro les exportations de brut iranien,  a précisé dans son communiqué la Maison Blanche indiquant que les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et d’autres alliés déploieront leurs efforts pour compenser le manque du pétrole iranien.

Réagissant au communiqué de la Maison Blanche, Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien n’a pas tardé à exprimer sa satisfaction.

Cité par la presse américaine, Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, envisagerait de demander bientôt à tous les pays de mettre fin définitivement à leurs importations de pétrole iranien ou de faire l’objet de sanctions.

Ayant fait une marche arrière, la Maison Blanche avait attribué une dérogation de 180 jours à ses sanctions à huit des principaux clients du brut iranien, à savoir la Chine, l’Inde, la Turquie, la Corée du Sud, le Japon, Taïwan, la Grèce et l’Italie.

 

 

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