Jul 10, 2019 18:28 UTC
  • Golfe Persique: Londres, la peur au ventre

Les forces de la marine britannique ont saisi illégitimement la semaine dernière un pétrolier battant le pavillon panaméen dans le détroit de Gibraltar, sous prétexte qu’il transportait du pétrole iranien à destination de la Syrie ; ce que les responsables iraniens ont démenti.

Une semaine après l'abordage par les pirates armés de sa Majesté Elisabeth II, l'Iran s'impatiente : au conseil des ministres, le président Rohani a lancé une sévère mise en garde à l'encontre de la Grande-Bretagne, "allumeuse de la mèche" et dont "l'acte fol" (interception de Grace-1, NDLR) nuit à ses intérêts et aux intérêts de toute la région. 

Le président est revenu ensuite sur le calvaire que vivent les bâtiments britanniques depuis que le Royaume-Uni a obtempéré à l'ordre de la Maison Blanche. 

Selon le quotidien britannique The Times, un navire de la marine britannique a escorté ce mardi des pétroliers britanniques dans le détroit d’Hormuz.

Le HMS Montrose — une frégate de type 23 — aurait escorté le pétrolier Pacific Voyager alors qu’il traversait le détroit d'Hormuz et plus précisément, la mer qui sépare les Émirats arabes unis de l’Iran.Selon certaines données radar, cette frégate qui a jeté l’ancre dans un port à Bahreïn aurait surveillé le Pacific Voyager dans le détroit d’Hormuz. Mais "surveiller" comment ? The Times ne l'explique pas.

« Le Royaume-Uni poursuit sa présence navale depuis de longues dates dans le golfe Persique. Et c'est la première fois que de telles contraintes s'imposent », précise le quotidien britannique Daily Star citant le ministère britannique de la Défense.

La semaine dernière, les médias britanniques ont fait état de l’arrêt de quelques heures du pétrolier Pacific Voyager dans le golfe Persique. Les spéculations médiatiques avaient fait croire à un incident GB/Iran, ce qui s'est avéré faux. N'empêche que Londres passe de très moments moments. Le Royaume-Uni a annoncé que le navire n’avait aucun problème mais que son arrêt avait été effectué conformément au plan prévu.

Peut-être: il n'en reste que les pétroliers britanniques ont refusé cette semaine d’entrer dans le détroit d’Hormuz par crainte d’être intercepté par l’Iran », a annoncé le site web américain Bloomberg qui évoque le cas du pétrolier British Heritage, appartenant à British Petroleum qui a refusé ces derniers jours d'opérer dans le détroit d’Hormuz. Il s’est arrêté au large des côtes saoudiennes, craignant les représailles de l’Iran, écrit le site web de la chaîne Al-Jazeera.

Le pétrolier britannique a ainsi évité de s’orienter vers le détroit d’Hormuz, par crainte de ce que la chaîne Al-Jazeera a appelé « un éventuel arraisonnement par l’Iran ».Al-Jazeera a ajouté que le pétrolier Brtitish Heritage se dirigeait vers le terminal pétrolier de Bassora, au sud de l’Irak, lorsqu’il a fait demi-tour, le 6 juillet. Il se trouve maintenant au large des côtes saoudiennes et il paraît que le BP craint d’être une cible, au cas où l’Iran chercherait à passer à l’acte, en représailles à la saisie par les Royal Marines du pétrolier Grace-1.Et tout ceci pourquoi ? Pour servir les intérêts des USA dans leur bras de fer avec l'Iran. Les attaques contre les pétroliers à Fujairah et en mer d'Oman,  les Américains les ont imputées à l’Iran pour justifier la création d'une nouvelle alliance militaire dans le golfe Persique et en mer Rouge. Sauf que la soi-disant coalition, créée pour assurer la libre navigation, se pose en obstacle à cette même navigation: après tout, on ne peut prendre en otage le pétrole iranien et lui demander de nous envoyer ses sourires, affirme l'analyste d'Al-Jazeera. 

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