Mai 04, 2017 09:53 UTC
  • Syrie: le plan anti-israël de Poutine

Depuis deux jours, les médias russes, iraniens et syriens parlent d'un plan évoqué aux pourparlers d'Astana selon lequel il est prévu de créer quatre "zones de désescalade" à travers le territoire syrien. Ce plan est proposé par Moscou et il est en discussion à Astana.

Selon le négociateur russe, Alexandre Lavrentiev, Moscou a négocié mercredi 4 mai la création de quatre zones de désescalade en Syrie avec les représentants iranien et russe. Il s'agit des régions qui connaissent le gros des combats entre l'armée syrienne d'une part, et les terroristes du Front al-Nosra et d'autres groupes, de l'autre. 

Mais alors que des informations font état des divergences entre la partie russo-iranienne et la partie turque, le site proche du renseignement de l'armée israélienne fait publier un article où il commente le plan de Moscou. 

" Le plan russe qui aurait le feu vert implicite des États-Unis devrait impliquer l'Iran et c'est cela qui inquiète Israël ", note le site web Debka. La crainte d'Israël est "vive" de voir les "officiers iraniens" présents au sein de la mission d'observation de la trêve et de surveillance des "zones de désescalade", poursuit le site qui prétend que l'idée a été discutée au cours du dernier contact téléphonique entre les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump. 

Debka poursuit: " C'est au cours de cette conversation téléphonique que Trump aurait donné son feu vert à Poutine pour créer des zones de désescalade mais là où Israël s'inquiète, c'est que ce feu vert concernerait aussi la présence militaire iranienne en Syrie." 

" L'une des zones où la désescalade devra avoir lieu, se situe dans le sud de la Syrie, sur les frontières avec Israël et les forces iraniennes pourraient être présentes dans le sud ", ajoute Debka qui énumère trois autres zones à savoir celle située dans le nord-ouest d'Idlib, près des frontières avec la Turquie, celle qui se place au centre de la province de Homs ou encore la banlieue de Damas. 

Debka s'intéresse surtout à la province de Deraa, dans le sud syrien, limitrophe du Golan occupé et d'Israël, région d'où "Israël et la Jordanie devraient lancer une grande offensive contre l'armée syrienne et ses alliés". Debka craint que la présence militaire iranienne sur les frontières avec Israël "n'ouvre les voies maritimes au Hezbollah". 

 

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