Les responsables des prisons d’Israël se sont finalement décidés à céder devant les revendications des prisonniers palestiniens en grève.

Les 41 jours de protestations, sous forme d’une grève de la faim étendue, ont enfin poussé, samedi 27 mai, les responsables des prisons israéliennes à se soumettre aux revendications des prisonniers palestiniens qui réclamaient une meilleure situation de vie dans les geôles du régime israélien.

Les grévistes ont demandé de meilleurs services médicaux, des visites familiales, la fin des mises à l'isolement et des conditions de détention plus dignes.

Selon Issa Qaraqe, président de la Commission chargée des Affaires des prisonniers palestiniens, le comité de grève, dirigé par Marouane Barghouti, est parvenu à un accord avec les services pénitentiaires israéliens qui ont finalement promis d’accepter des revendications.

Cet accord a été obtenu à l’issue d’une vingtaine d’heures de négociations dans la prison israélienne d’Ashkelon.

Les prisonniers en grève ont été représentés, lors des négociations, par Marouane Barghouti et par d’autres responsables palestiniens.

Le régime israélien refusait, au départ, de se mettre à la table du dialogue avec les Palestiniens, mais la grève de la faim illimitée qu’avaient affichée plus de 1 500 prisonniers palestiniens à l’appel de Marouane Barghouti, a suscité une vague de manifestations de solidarité et de condamnations sur l’échelle internationale.

Le Comité international de la Croix-Rouge avait mis en garde ce jeudi 25 mai contre l’état critique dans lequel se trouvaient les grévistes.

Mai 27, 2017 07:52 UTC
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