• Putsch à Sanaa : Haaretz révèle

Le plan saoudo-émirati contre Ansarallah au Yémen est tombé à l'eau, écrit dans un récent numéro le quotidien Haaretz qui dévoile les quatre conditions exigées par Abdullah Saleh pour s'allier avec Riyad et Abou Dhabi.

Haaretz passe en revue les politiques saoudiennes dans la région. Il n'y a pas de quoi envier le futur monarque d'Arabie, note l’éditorialiste du journal qui fait allusion aux coups durs que vient de recevoir la politique étrangère du prince héritier en l'espace d’une semaine. D'une part la mort de l'ancien président Saleh et de l'autre, le retour de Hariri sur la scène politique de son pays malgré la pression saoudienne.

"Qu'il s'agisse du Liban ou du Yémen", l’Arabie saoudite a entamé une lutte tous azimuts pour contrer "l'influence iranienne". Une lutte qui s'annonce difficile selon le journal, car malgré les sommes colossales dépensées la victoire ne semble pas être du camp saoudien. C'est pourquoi, le prince héritier a tout intérêt à recourir désormais aux solutions politiques, poursuit le journal.

Voici les quatre conditions imposées par Abdullah Saleh que révèle Haaretz sans dire d'où il détient avec une si haute précision ces informations: faire rayer son nom de la liste des individus sanctionnés par les Nations unies, prévoir pour lui un statut politique de haut niveau dans le Yémen d'après-guerre, assurer sa sécurité ainsi que celle de sa famille et finalement le satisfaire au niveau financier.

Selon le journal, Riyad et Abou Dhabi ayant l’intention de renoncer à Mansour Hadi, lui ont donné leur feu vert et l’ont incité à mettre en route sa révolution. Les Houthis, à leur tour ne sont pas restés les bras croisés et ont jusqu’au dernier moment fait pression sur Saleh pour qu’il ne leur tourne pas le dos et qu’il reste leur allié. Or ce dernier ne l'a pas accepté. 

Le journal libanais Al-Binaa, le projet de coup d'État que Saleh a tenté contre les forces yéménites datait d'il y a sept mois: outre le prince héritier émirati, Mohamad Ben Zayed, le général Sahol Mufaz, ancien ministre israélien des Affaires militaires y prenait part. Le Centre de Commandement de ce coup de force avorté se trouvait, toujours selon le journal, sur l'archipel de Socotra situé au sud du Yémen. Socotra a été vendue par le président démissionnaire et en fuite de Yémen, Hadi aux Émiratis.   

Dec 06, 2017 11:40 UTC
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