• Golan: la défense israélienne s’effondre

Ces dernières semaines la pression s’est nettement accentuée sur les terroristes retranchés dans la Ghouta occidentale, région stratégique située à l’ouest de Damas.

 

À Beit Jinn (est de la Ghouta occidentale), les forces de la Résistance (armée syrienne, Hezbollah, forces irakiennes...) ont réussi à multiplier les gains militaires alors que les terroristes refusaient tout dialogue et annonçaient avec fierté vouloir poursuivre les combats jusqu’au bout dans l’ouest de la capitale. En effet, l’armée syrienne et ses alliés les encerclaient dans la périphérie de Damas et ils avaient bon espoir de voir leurs complices réussir à briser le siège. Les takfiristes n’écartaient même pas un retour de la situation à 2015 où la banlieue de la capitale était à feu et à sang. 

Or la stratégie de la Résistance qui consistait à « morceler » les localités occupées par les terroristes dans le sud-ouest de la capitale s’est avérée un succès et tout a commencé avec la reprise des hauteurs de Bardaia dans le sud-ouest de Damas. Une seconde victoire est intervenue quand les forces de l’armée syrienne et leurs alliés sont parvenus, au bout d’une semaine de très lourds combats, à reprendre les monts al-Shehab. Ce fut le coup de grâce infligé aux terroristes, répartis désormais en deux ailes séparées sans aucun lien organique, qui sont situées respectivement dans l’est et l’ouest de la capitale.

Mais qui s’en inquiète ? 

La partie qui s’inquiète le plus des rapides évolutions sur le terrain dans la Ghouta occidentale est de loin Israël. D’ailleurs, c’est cette même crainte viscérale qui a poussé Tel-Aviv à prendre d’assaut ces derniers jours, et à plusieurs reprises, la banlieue ouest de la capitale syrienne, sans que ses frappes puissent changer quoi que ce soit à la donne. Surtout qu’elles ont provoqué la riposte surprise de la DCA syrienne, avec en toile de fond l’interception de plusieurs missiles israéliens et pas des moindres (Ariha-1 et LORA). 

Mais que cherche Israël ? 

Les Israéliens veulent ni plus ni moins que l’axe de la Résistance soit cloué au sol dans l’ouest de Damas, que leurs agents takfiristes ne perdent pas leurs liens organiques les uns avec les autres. Car dans le cas contraire, tout espoir de voir un jour les alliés takfiristes de Tel-Aviv venir embraser la banlieue de la capitale puis la capitale elle-même volerait en éclats. Beit Jinn est la porte occidentale de la ville de Damas. Pis, cette ville est limitrophe de la province de Quneitra et du Golan occupé. Beit Jinn reprise, l’armée syrienne et le Hezbollah n’auront plus aucun obstacle pour lancer leur offensive afin de reprendre le terrain perdu à Quneitra ou au Golan. 

Misant tout sur les terroristes d’al-Nosra depuis six ans, Israël croyait avoir créé une « ceinture sécuritaire » autour du Golan, région qu’il occupe illégalement depuis 4 décennies. Mieux, il croyait avoir à jamais « israélisé » le Golan. Rien de tout cela ne s’est révélé vrai. Toutes les tentatives israéliennes de ces dernières semaines pour éviter l’effondrement du front terroriste et son éparpillement dans la Ghouta occidentale ont échoué. Les terroristes de la Ghouta ne pourront plus compter sur leurs frères d’armes basés à Quneitra ou à Deraa. 

Mais ce n’est pas tout. Les localités que les nosratistes viennent de perdre dans le sud-ouest de la capitale se trouvent en effet sur la grande route qui relie la Syrie au Liban et le Liban au Golan occupé. Ces mêmes localités se situent par ailleurs à la jonction de deux provinces de Homs et de Deraa, situées dans le sud de la capitale. Au QG de l’armée israélienne, on commence réellement à s’inquiéter : « Pourquoi tous nos plans tombent-ils à l’eau ? Le cauchemar d’avoir à la porte d’Israël les “libérateurs de Qods” est-il sur le point de se réaliser ? »

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Dec 12, 2017 12:45 UTC
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