• Amman s'approche de l'Iran

Confrontée aux retombées de la crise syrienne et au ralentissement économique, la Jordanie s’attendait à une aide de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Mais ces derniers se sont désistés et Amman recherche un nouvel allié stratégique.

Au Moyen-Orient, la donne a changé. La Jordanie, qui comptait parmi les anciens alliés des États-Unis et était à la pointe de la « modération », se voit désormais dans le collimateur de la coalition USA-Arabie-Émirats, dont l’hostilité envers l’Iran va crescendo.

Un exemple flagrant de ce changement, rappelle le site Nafis, est la récente décision de Donald Trump sur le statut de Qods, qui a suscité un tollé général dans le monde arabe. Les défis à remonter dans la région s’en sont retrouvés amplifiés en raison des politiques unilatérales de Mohammad ben Salmane. Les pays arabes qui adoptent une approche différente de celle de Riyad sont vite renvoyés dans les cordes. La Jordanie est donc dans l’impasse et cherche un nouveau partenaire dans la région.

Et pour ce faire, une délégation parlementaire sous la direction de Atef al-Tarawneh, président du Parlement jordanien, s’apprête à voyager en Iran. Les derniers préparatifs relatifs au voyage et aux dossiers qui seront abordés à Téhéran sont en cours, ont rapporté des sources parlementaires. La visite consistera principalement à aplanir le terrain au développement des coopérations bilatérales et à prendre connaissance des approches de l’Iran.

Mohammad al-Zahrawi, député et membre de la délégation jordanienne, a déclaré qu’Amman avait officiellement débuté ses investigations et examinait d’autres alternatives à l’alliance avec les États-Unis : l’Iran, la Russie et la Turquie en font partie.

Atef al-Tarawneh a récemment appelé son gouvernement à « diversifier ses alliances », à renouer avec la Syrie et l’Iran, sans pour autant « mettre en danger ses relations avec les pays du golfe Persique ».  

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Jan 13, 2018 15:54 UTC
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