• Des combattants syriens lors de l\'opération «Rameau d\'olivier» lancée par la Turquie, le 20 janvier. ©AFP
    Des combattants syriens lors de l\'opération «Rameau d\'olivier» lancée par la Turquie, le 20 janvier. ©AFP

Siban Hamou, le commandement en chef des forces des Unités de protection du peuple (YPG) n’exclut pas la possibilité de l’armée syrienne à épauler les forces kurdes à Afrin et a démenti le soutien des USA aux forces kurdes. Il a également accusé la Russie qui, à l’issue d’une vaste coopération, a ouvert l’espace aérien de la Syrie à l’armée turque.

« Pour défendre la région d’Afrin contre l’occupation des forces turques, nous n’avons aucun problème avec l’intervention de l’armée syrienne », a répondu Siban Hamou lorsqu’on lui a demandé si YPG s’opposait à l’intervention des forces de l’armée syrienne et ajouté que les Kurdes considèrent que les régions sous leur contrôle font partie intégrante de la Syrie.

Dans une partie de son interview accordée à AFP, Hamou a critiqué le gouvernement de Damas de ne pas avoir pris de mesures efficaces pour contrer la présence de la Turquie à Afrin et de ne pas favoriser le transfert des paramilitaires Kurdes dans la région en question. Il n’a pas dénié le fait que Damas favorisait l’acheminement des aides humanitaires de Koubani et d’Al-Jazira Canton à Afrin, mais cela aurait pu se faire de façon plus efficace selon lui.

« Nous disons que si Afrin fait partie intégrale du territoire syrien, comme le souligne souvent la Syrie, il appartient à ce dernier d’assumer ses responsabilités et d’accomplir son devoir par rapport à cette région », a confié Siban Hamou.

Invitant l’occident à soutenir Afrin, il a évoqué la lutte par procuration qu’ont menée les forces kurdes contre Daech qui représente une menace pour le monde entier et a dit que les occidentaux n’ont pas à rester les bras croisés face à l’agression de la Turquie à Afrin.

Il a également accusé la Russie d’avoir ouvert l’espace aérien de la Syrie à l’armée turque et échangé des informations. Selon lui les deux pays partagent des intérêts communs.

« Les Américains n’ont apporté aucun soutien en matière d’armements à Afrin. C’est pour maintenir la stabilité et la transmission politiques que les Américains sont présents dans le nord de la Syrie. Nous fournissons des armements et des munitions à Idlib et Izaz et dans le marché noir », a dit Hamou.

Suite au lancement de l’opération « Rameau d’olivier » par la Turquie, les habitants d’Afrin avaient demandé à Damas de leur venir en aide et de déployer ses forces sur les frontières syro-turques.

 

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Feb 13, 2018 11:25 UTC
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