La résistance de l’armée syrienne et des miliciens kurdes a repoussé l’armée turque qui laisse la place aux terroristes pour lutter à leur place à Afrin. L’agression turque est un désastre aussi bien pour les habitants kurdes de la région que pour les militaires turcs.

Huit militaires de l’armée turque ont été tués, dimanche 25 février, au cours des affrontements dans un village à Jundaris à Afrin.

Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées, environ 200 personnes tuées et plus de 470 autres blessées sans compter la destruction des centaines d’habitations, d’écoles, de mosquées et des centres médicaux. Et ce ne sont qu’une infime partie des conséquences de l’intervention militaire turque à Afrin.

Afrin sous les raids aériens turcs, le 20 janvier. ©Ruptly/Capture d'écran

L’opération militaire de l’armée turque et des terroristes du Bouclier de l’Euphrate, dans les régions à population kurde du nord d’Alep, entre dans son 45e jour consécutif alors que près de 80 points ont été occupés par ces derniers.

Les Kurdes syriens à Afrin. ©AP

Les forces de l’armée turque et les terroristes du Bouclier de l’Euphrate affirmaient, au début de leur opération, qu’ils allaient très vite occuper la ville d’Afrin pour se diriger ensuite vers Manbij, mais la résistance des miliciens kurdes et l’entrée des forces de la défense populaire syrienne dans les zones de conflit ont changé la donne. Les forces de l’armée turque qui ont commencé par des opérations militaires sur les fronts du combat préfèrent, désormais, se limiter maintenant à un simple soutien aux terroristes. Les terroristes du Bouclier de l’Euphrate qui comptent actuellement 30.000 éléments combattent, sur l’ordre du président turc, aux premières lignes de combat, ce qui leur a infligé de lourds dégâts. Au moins 445 de leurs éléments ont été tués et près de 400 autres blessés, dans les 43 jours de conflits.

Les terroristes doivent repousser les forces syriennes et kurdes dans le nord d’Idlib et l’ouest d’Alep. Une autre partie des terroristes ont été déployés dans les zones frontalières entre Afrin et Hatay, province turque. L’armée turque seconde les opérations des terroristes à distance avec entre autres un appui aérien. Une fois qu’une région est occupée par les terroristes, les forces de l’armée turque se précipitent vers la zone pour en prendre le contrôle.

Feb 26, 2018 06:50 UTC
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