Le ministère russe de la Défense a fait part du crash d’un avion russe lors de son atterrissage sur la base aérienne de Hmeimim, en Syrie.

Un avion An-26 russe avec 32 personnes à bord s'est écrasé, mardi 6 mars, à Hmeimim, alors qu'il s'apprêtait à atterrir. Le ministère russe de la Défense a confirmé ce crash. S'agit-il d'un incident technique ou d'un abattage? Y-a-t-il un lien entre ce crash et celui d'un F-16 israélien, abattu le 10 février par la DCA syrienne, alors qu'il s'était infiltré dans l'espace aérien syrien? 

Depuis son engagement militaire en Syrie, la Russie a largement déployé ses avions de combat d'une efficacité redoutable à l'effet de mettre au pas les terroristes. Depuis l'échec quasi acquis de Daech et d'autres milices sur le terrain, les États-Unis et Israël se sont aussi directement impliqués sur le terrain des combats. Plusieurs fronts viennent de s'ouvrir dans le nord, dans l'est et dans le sud de la Syrie et les agissements US/Israël semblent même avoir gagné en ampleur depuis que Tel-Aviv a bien compris que le temps des frappes "gratuites" contre le sol syrien est bien révolu. 

Les forces américaines se maintiennent à Raqqa, mais aussi sur l'est de l'Euphrate ainsi que dans des poches éparpillées dans le triangle frontalier Syrie/Jordanie/Irak. Et c'est d'ailleurs à partir de cette zone que les Américains ont pris à plusieurs reprises d'assaut, l'armée syrienne et ses alliés de la Résistance à Deir ez-Zor. 

Quant à Israël, il s'est permis d'attaquer régulièrement les positions de l'armée syrienne et de ses alliés sous le prétexte de contre leur "avancée" vers le Golan qu'il occupe depuis plus de 40 ans. Entre temps, ni les États-Unis ni Israël n'ont laissé passer une seule occasion pour tenter de dissuader Moscou d'apporter son appui à l'armée syrienne et ses alliés : plusieurs assauts "anti-russes" ont ainsi été organisés. Il n'est donc pas impossible qu'Israël et l'Amérique, fous de rage par une série infinie de déboires militaire et stratégique en Syrie, en soient désormais à vouloir affronter directement la Russie. 

Il y a quelques semaines d'une attaque de drones en essai, a été lancée contre l'aérodrome de Hmeimim où sont déployés forces et équipements militaires russes. Quelques semaines plus tard, un Sukhoï-25 russe a été abattu à Idlib par un missile sol-air tiré par les terroristes qui en ont lynché le pilote. Les Américains ont effectivement refusé de reconnaître toute responsabilité dans ce crash mais l'implication israélienne n'est pas écartée. Ce serait d'ailleurs pour cette même raison que la Russie aurait décidé de rendre la pièce de la monnaie israélienne en provoquant le crash du F-16 israélien par missiles SAM-5 syriens interposés. Certains experts n'écartent pas la possibilité d'un brouillage d'origine russe du système électronique du chasseur très performant qu'est le F-16 juste avant son crash.   

C'est sur fond de ces coïncidences, qu'un avion An-26 russe vient de s'écraser laissant un lourd bilan de morts côté russe. Ce crash intervient de surcroît dans un contexte d'avancée fulgurante pour l'armée syrienne et ses alliés dans la Ghouta, une avancée largement facilitée par les frappes aériennes russes. Une fois la Ghouta orientale libérée, Israël devra se soucier très gravement de ce qui pourrait être la prochaine étape de la guerre de libération de l'armée syrienne connue communément sous le nom de "Bataille du sud". Le crash de l'An-26 russe intervient à peine quelques jours après le grand discours du président Poutine où il a exposé la puissance militaire de la Russie. Si Israël a provoqué d'une manière ou d'une autre le crash de l'avion russe par en brouillant son système électronique, la riposte de Poutine ne tardera pas de tomber... Après tout, Poutine a bien prouvé qu'il n'est pas l'homme à encaisser les coups. 

Mar 07, 2018 16:44 UTC
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