• Qui est de taille à isoler le Hezbollah ?

Le quotidien libanais, Al-Akhbar, s’attarde dans son analyse datée du mercredi 7 mars, sur l’animosité latente et patente de Riyad contre le mouvement de la Résistance libanaise, et écrit :

« L’Arabie saoudite a chargé le Premier ministre libanais, Saad Hariri, d’attirer de nouveaux alliés et de former de nouvelles coalitions afin d’isoler politiquement le mouvement de la Résistance libanais, le Hezbollah, au seuil des législatives au Liban fixées pour le 6 mai.

Riyad tente un nouveau coup politique pour perturber l’équilibre des forces dans la région en se focalisant essentiellement sur le Liban. Et pour ce, il demande la coopération de ses alliés de longue date, tels que les États-Unis et Israël pour isoler le Hezbollah libanais, mais ce n’est pas suffisant. Les Saoudiens ont peu de chance d’isoler le Hezbollah de l’extérieur et tentent alors d’utiliser ses alliés pour atteindre son but depuis l’intérieur du pays.

Après avoir lu, depuis Riyad, une déclaration annonçant son intention de démissionner de son poste, le Premier ministre libanais, Saad Hariri, à la solde de Riyad, est revenu au Liban sans aucune initiative stratégique qui puisse assurer les intérêts du Courant du Futur, principale composante de l’Alliance du 14 mars, qui dispose depuis les élections parlementaires de 2005 du plus grand bloc parlementaire.

On s’attend à ce que ce mouvement rompe ses liens avec l’alliance des Forces Libanaises (FL) de Samir Geagea et du Courant Patriotique libre (CPL) du général-président Michel Aoun, bien que les tensions entre les différents partis politiques au Liban se soient quasiment atténuées.

S’intéressant aux positions du milliardaire libano-saoudien, Saad Hariri, le journal indique que le mouvement dirigé par ce dernier suit les diktats de Riyad et assure les intérêts saoudiens. Et c’est à cette fin qu’il cherche à attirer le soutien du président Michel Aoun, l’un des alliés du Hezbollah.

Saad Hariri a mis en suspens sa démission à la demande du président libanais, Michel Aoun, et a normalisé ses relations avec les Saoudiens grâce à la triple médiation américaine, française et émiratie pour rester l’un des principaux alliés politiques de Riyad, ajoute Al-Akhbar.

Selon l’auteur de l’article, le plan de Riyad, d’avoir retenu de force le Premier ministre Hariri et de l’avoir forcé à démissionner consistait à déstabiliser le Liban et à affaiblir le Hezbollah. Mais il a obtenu le résultat inverse et a plutôt fini par porter un coup dur à l’axe américano-saoudo-israélien.

Mots clés

Mar 08, 2018 15:53 UTC
commentaires