• Syrie: de quoi Poutine a peur?

Le président russe Vladimir Poutine a lancé une mise en garde à l'adresse de ceux qui misent sur un effondrement de l’ordre syrien et conter les « conséquences graves » d’une telle obsession.  

Poutine a prévu mercredi le 7 mars qu'un effondrement de l'État de la Syrie provoquera "le chaos dans le pays" et qu’un gouvernement faible à Damas créera un vide absolu en Syrie qui durera des dizaines d’années, vide qui sera instantanément comblé par des groupes terroristes. »

S’attardant, à l'occasion d'une interview accordée au présentateur Vladimir Soloviev dans la cadre du documentaire «Ordre mondial 2018», sur les positions russes envers la Syrie, Poutine a déclaré que « Moscou a pris la décision d’aider le gouvernement Assad, dans sa guerre contre le terrorisme, non pas pour bomber le torse et exposer sa force, mais pour empêcher la propagation du terrorisme, car il disposait d'informations alarmantes. »

«L'essentiel, c'est que nous n'avons rien escamoté. Nous avons poursuivi notre chemin et cela a porté ses fruits, positifs pour tout le monde», a indiqué le chef de l'État, cité par Sputnik.

Le Chef du Kremlin a également mis en garde contre l'expansion du terrorisme en Asie centrale aux portes de la Russie.

"D'après les dernières estimations, 2.000 ressortissant russes, 2.500 rebelles armés et 4.500 autres, d’origine centre-asiatique, sont recrutés par Daech et le Front al-Nosra et ont prêté l’allégeance à ces groupes terroristes. Ce qui représente un risque potentiel pour la Russie dans la mesure où il n’existe aucun régime de visa entre la Russie et les pays dont ces terroristes sont originaires. », Précise Poutine.

«Avoir un deuxième Afghanistan dans les environs proches est un plaisir très douteux. Il y aurait pu avoir d'autres conséquences si nous n'avions pas fait ce que nous avions fait». a-t-il prévenu.

Le chef de l'État russe a souligné que les pays du Proche-Orient mais aussi les acteurs mondiaux comme les États-Unis, la Chine, l'Inde et la Russie poursuivaient en Syrie leurs propres intérêts.

«La première chose qu'il faut faire est de respecter leurs intérêts, chercher à obtenir qu'ils respecte les nôtres. C'est un processus complexe, mais aussi compliqué que soient les relations entre les pays de la région, nous avons réussi à nous réunir autour de la table des négociations avec la Turquie et l'Iran, et nous nous portons garants d'accords qui fonctionnent». a-t-il conclu cité par Sputnik.

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Mar 08, 2018 16:09 UTC
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