• Les raids aériens français contre la Syrie et l\'Irak ont progressé de 123 % au mois de mai par rapport à avril. ©AFP
    Les raids aériens français contre la Syrie et l\'Irak ont progressé de 123 % au mois de mai par rapport à avril. ©AFP

Depuis la frappe tripartie USA/France/Grande-Bretagne le 14 avril dernier contre le sol syrien, les raids aériens français se sont multipliés dans ce pays.

L’Irak ne reste pas non plus à l’abri des frappes aériennes françaises. La « Macronie » s’est profondément engagée aux côtés des États-Unis dans une guerre qui est loin d’avoir un quelconque intérêt pour la France. Les forces spéciales françaises dont une soixantaine ont été arrêtés au mois de mai par l’armée syrienne participent directement aux opérations de plus en plus nombreuses des forces US et leurs agents takfiristes contre les positions de l’armée syrienne et ses alliés à Deir ez-Zor.

Selon le ministère français de la Défense, les raids aériens contre le sol syrien et irakien ont connu une progression de 123 % au mois de mai par rapport au mois d’avril. « Les Rafales » français traversent le ciel jordanien et émirati pour bombarder le sol syrien, affirme le ministère qui invoque toujours les frappes « anti-Daech », alors que le groupe n’est actif que dans des zones sous contrôle des États-Unis et de l’OTAN. Le ministère français se vante par ailleurs que rien que la semaine dernière, les avions français ont effectué vingt sorties aériennes « à l’appui des forces locales engagées sur le terrain (semaine du 23 au 29 mai), principalement dans le cadre de missions de renseignement et de reconnaissance ». Le communiqué ne précise pas de quelles forces locales il s’agit, les FDS (Forces démocratiques syriennes) et Daech agissant désormais ensemble contre l’armée syrienne.

La France s’est engagée militairement en Syrie de façon bien plus active depuis que le président Macron est arrivé à l’Élysée. Cet engagement militaire viole la souveraineté syrienne puisqu’il ignore l’État syrien. Cet engagement est de surcroît bien inutile à une France qui sert désormais de subordonnée aux Américains sans que ses efforts soient payés en retour. L’Amérique de Donald Trump a montré aussi bien dans le dossier du nucléaire iranien que dans celui des taxes douanières sur aluminium et l’acier européens qu’elle n’a ni besoin d’allié ni de partenaire, mais de simples supplétifs.

Les opérations militaires des forces françaises se poursuivent à Hassaké, à Manbij ou encore à Deir ez-Zor contre l’armée syrienne, et ces opérations continuent à s’amplifier exposant les forces françaises aux risques d’une confrontation directe avec l’axe de la Résistance.

 

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Jun 12, 2018 07:50 UTC
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