• Syrie: le Bundestag dit non à la guerre!

Depuis plusieurs jours les agences de presse occidentales font état d'informations selon lesquelles l'Allemagne d'Angela Merkel serait prête à prendre part à la guerre que les Américains, les Français et les Britanniques s'apprêtent à lancer contre l'État syrien.

Cette guerre que Bérlin pourrait mener est "historqiue" comme le soulignait la ministre allemande de la Défense puisque dirigée "contre la Russie". Elle engagerait aussi l'Allemagne dans une confrontation directe contre l'axe de la Résistance. Les parlementaires allemands semblent avoir bien compris la gravité d'une telle décision. Reste à savoir si la chancelière les suivrait ou si elle céderait aux pressions US. En effet, pour les services d’expertise du Parlement allemand, l’intervention de l’Occident en Syrie est illégale.

Alors que le président syrien Bachar al-Assad s’apprête à livrer la « dernière bataille » à Idlib, dernier bastion des groupes terroristes, les Occidentaux sont convaincus de l’utilité de nouvelles frappes contre cette province du nord-ouest de la Syrie en représailles à une présumée attaque chimique en voie de réalisation.

L’ambassadeur de l’Allemagne auprès des Nations unies et le sénateur américain Richard H. Black ont mis en garde contre la planification d’une attaque chimique par les services de renseignement britanniques.

Or, dans un rapport sur les droits juridiques d’une éventuelle participation de l’armée allemande aux frappes de l’Occident contre la Syrie, les services d’expertise du Parlement en ont conclu que « toute intervention de l’armée allemande en Syrie, sous forme de frappes contre les installations de production de gaz chimique, va à l’encontre des droits de l’homme et de la Constitution [d’Allemagne] ».

Ce rapport fait suite à un article paru dimanche dans le quotidien Bild qui s’est penché sur une éventuelle aide de l’armée allemande au plan des États-Unis mené en coordination avec la France et le Royaume-Uni.

Selon le porte-parole du gouvernement allemand Stephan Zibert, Berlin était en concertation avec ses partenaires au sujet de la situation à Idlib mais que toute intervention étrangère devait recevoir l’aval du Parlement.

Auparavant, les Occidentaux ont mené à deux reprises des frappes contre des cibles stratégiques en Syrie, en représailles à des prétendues attaques chimiques fomentées par le gouvernement Assad contre les villes de Khan Cheikhoun le 4 avril 2017 et Douma le 7 avril 2018.

 

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Sep 12, 2018 05:08 UTC
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