• La manœuvre Vostok et la bataille d’Idlib

L’éditorialiste de Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan, a écrit une analyse sur la grande manœuvre militaire de la Russie à laquelle ont participé les forces armées chinoises et mongoles. Ces manœuvres se tiennent pendant cinq jours dans l’Extrême-Orient russe.

Dans cette manœuvre militaire, la plus grande de la Russie depuis la fin de la Guerre froide, le président russe Vladimir Poutine a tout calculé pour attirer le maximum d’attention. La démonstration de la puissance militaire de la Russie n’est pas l’unique objectif de ces grands exercices militaires, car Poutine veut montrer dans le même temps les relations amicales et profondes que la Russie entretient avec ses voisins orientaux, notamment la Chine.

Les manœuvres militaires de Vostok se déroulent en même temps que le Forum économique oriental, très médiatisé, se tient à Vladivostok. Le forum s’arrêtera le 13 septembre, tandis que les exercices militaires de Vostok prendront fin le 17 septembre.

Le Forum économique oriental de Vladivostok accueillera des personnalités d’importance mondiale comme le président chinois Xi Jinping.

Certains observateurs estiment que l’usage des missiles Oskander et la présence des navires équipés aux missiles Kalibr pourraient révéler que les forces militaires russes se préparent à une éventuelle guerre atomique dans la péninsule coréenne.

Selon Abdel Bari Atwan, ce serait le volet le plus inquiétant de la grande manœuvre militaire de la Russie. Il souligne que cela serait un message très clair adressé au président des États-Unis Donald Trump. Les exercices de Vostok sont d’une ampleur et d’une étendue sans précédent, et la participation de la Chine à cette manœuvre indique clairement que la Russie ne vise qu’un seul ennemi : les États-Unis de Donald Trump qui a déclenché une vaste guerre économique contre la Russie et la Chine.

À présent, les hauts commandants de l’OTAN craignent que la tenue des exercices de Vostok ne devienne le prélude d’une alliance militaire comparable à certains égards avec le Pacte de Varsovie de l’époque soviétique.

En ce qui concerne les événements du Moyen-Orient, l’éditorialiste de Rai al-Youm rappelle que Moscou et Pékin ont opposé leur veto à plusieurs reprises aux résolutions proposées par les États-Unis et leurs alliés européens au sujet de la Syrie.

« Reste à savoir s’il y a un rapport entre la tenue de cette grande manœuvre militaire russo-chinoise avec les menaces proférées par les États-Unis et leurs alliés européens (Royaume-Uni, France et Allemagne) de mener une offensive militaire contre la Syrie au cas d’une opération conjointe de Damas, de Moscou et de Téhéran pour libérer la ville d’Idlib », a écrit Abdel Bari Atwan.

 

 

Sep 12, 2018 15:05 UTC
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