Une information datant du début du mois d’août faisait état de l’intention du gouvernement chinois de prendre part à l’offensive militaire pour la libération d’Idlib. L’info avait été démentie par la suite par les autorités chinoises.

Mais de nouveaux rapports soulignent la présence de la flotte chinoise aux récentes manœuvres militaires russes en Méditerranée. Les navires de guerre chinois, les avions de combat ainsi que les bombardiers de l’armée chinoise auraient ainsi participé pendant sept jours au grand exercice naval russe qui a eu lieu en Méditerranée orientale et qui s’est achevé le samedi 8 septembre. Le but de l’exercice consistait à faire une démonstration de force face au clan occidental, qui a du mal à déclarer forfait en Syrie et qui veut reprendre la guerre à son début. 

Selon DEBKAfile, le site proche des milieux du renseignement de l’armée israélienne, la flotte chinoise a largement été présente aux exercices militaires russes :

« C’est la première fois que la Chine joue un rôle militaire dans la guerre de Syrie depuis son déclenchement en 2011. Une évolution soutenue par Moscou, mais qui inquiète Washington et Tel-Aviv. » À en croire le site, environ 3 500 militaires chinois seraient sur le point de partir pour la Syrie où ils devraient rejoindre la campagne syro-russo-iranienne visant à libérer la province d’Idlib qu’occupent al-Qaïda et des milices terroristes pro-Ankara. Pékin porte un intérêt particulier à cette campagne de libération en raison de la forte présence des terroristes qaïdistes d’origine chinoise, quelques milliers d’Ouïghours du Xinjiang, membres du Parti islamo-turc (TIP), la branche d’al-Qaïda en Chine.

Robert Bibeau, éditeur du webmagazine Les 7 du Québec, et Fabrice Beaur, expert pour l’ONG EODE, s’expriment sur le sujet.

 

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Sep 12, 2018 16:35 UTC
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