• FS-300: Israël ne croit pas au F-35!

Il semblerait que ni les Israéliens ni les Américains ne sont trop sûrs de ce qu'ils avancent quand ils prétendent pouvoir "abattre" les S-300 russes livrés récemment à l'armée syrienne, via leur F-35 ou encore leurs F-22.

Pourquoi? Selon des sources d'information consultées par la presse russe, des experts militaires américains et israéliens se seraient secrètement rendus en Ukraine pour s’initier aux caractéristiques techniques des systèmes de missiles S-300 fabriqués dans le pays, à l’époque soviétique.

Le website russe Gazeta a rapporté qu’une délégation composée d'experts américains et israéliens se serait rendue en catimini en Ukraine où elle se serait initiée avec quelques échantillons des armes les plus importantes, notamment des systèmes russes de défense antiaérienne S-300.

La partie ukrainienne a fait visiter à la délégation américano-israélienne, les batteries de S-300 installés dans le pays avant de mettre à sa disposition "des informations concernant les capacités de ces redoutables missiles antimissile" dont le déploiement en Syrie a presque hermétiquement fermé le ciel syrien à la fois à Israël et à ses alliés européens et américains. 

Après que la Russie a livré des batteries de missiles S-300 à la Syrie, les États-Unis ont envoyé 18 chasseurs américains de la quatrième génération de F-15C Eagle en Ukraine pour organiser des manœuvres militaires. Des pilotes israéliens ont directement pris part à cet exercice.

Quels acquis pour la délégation US/Israël? 

L'analyse des données aurait convaincu les dirigeants militaires israéliens, indique le journal, de la vulnérabilité des chasseurs furtifs de cinquième génération que sont les  F-35 Lightning II et de leur probable défaite à abattre les batteries de missiles S-300.

Alors que les États-Unis et Israël ne cessent de vanter les mérites du F-35, qu'ils qualifient d"imbattables" et qu'ils menacent de s'en servir contre les sites iraniens en cas d'une éventuelle confrontation, un avion multirôle de cinquième génération, F-35 s'est écrasé vendredi 28 septembre en Caroline du Sud, aux États-Unis, non loin de la base aérienne de Marine Corps Air Station Beaufort.

Selon des experts, une grande partie des problèmes de l’avion de chasse américain de cinquième génération F-35 est liée à sa complexité. Il y avait déjà des problèmes concernant la couverture antiradar et les systèmes vitaux des pilotes. Échecs dans la fusion de données obtenues par différents capteurs, vulnérabilité à la foudre, souci sur les commandes de vol et soute à munitions qui s’échauffe à grande vitesse font aussi partie des failles caractéristiques de ces chasseurs. Le fait que les Israéliens et les Américains cherchent à s'emparer par "voie détournée" des informations concernant le système S-300, prouvent bien que le F-35 n'est pas fiable. 

Comment les Américains ont tenté de voler les secrets des missiles S-300

Et d'ailleurs Israël et les États-Unis n'en sont pas à leur première tentative de détournement d'information :  selon le journaliste russe, au cours des années 90, les États-Unis ont procédé à une opération spéciale de renseignement destinée à voler les secrets des missiles S-300.

 « Dans les années 90, j’ai travaillé dans le domaine de la vente de notre système de missiles S-300 aux États-Unis. J’ai obtenu des informations auprès des sources au sein du gouvernement, du secteur militaire, du ministère de la Défense et du Renseignement. Le pentagone était très inquiet de la capacité des S-300 russes ayant surpassé le potentiel de ses patriotes », affirme Victor Parantis, un officiel russe de l'époque cité par le journal. Et de poursuivre : « Alors la CIA a lancé une mission avec l'objectif d'étudier les succès des missiles S-300, baptisée également « Mission Gladiator ».

« Malgré tous leurs efforts, les Américains n’ont pas réussi à révéler les secrets des batteries de missiles sol-air S-300. Lorsqu’ils ont essayé de percer les systèmes de direction, tous les composants électroniques et les cartes ont été dysfonctionné », s’est-il vanté avant d'ajouter : « Il a fallu des années aux Américains pour moderniser leurs missiles Patriot afin qu’ils se rapprochent des capacités du S-300 ».

La décision stratégique de la Russie de livrer les S-300 à l'armée syrienne et d'intégrer la DCA syrienne à un système de commandement russe semblent avoir bien désarmé les adversaires américains et israéliens d'Assad, note le journal. 

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Oct 11, 2018 11:21 UTC
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