• Le Pentagone participe à l'offensive contre Hudaydah

« Un certain nombre de responsables du département américain de la Défense (Pentagone) sont impliqués dans la récente offensive saoudo-émiratie en cours toujours contre la ville portuaire de Hudyadah, à l’ouest du Yémen », rapporte le site web Intelligence Online.

Plusieurs autorités du Pentagone auraient récemment rencontré des responsables militaires saoudiens et émiratis pour concevoir et lancer une attaque sur Hudaydah et Washington aurait fourni deux avions de reconnaissance à Riyad.

Le Pentagone aurait également mis à la disposition des militaires saoudiens et émiratis des informations de base pour attaquer Hudaydah.

Les révélations interviennent alors qu’une bataille acharnée oppose les forces de la coalition saoudienne au mouvement populaire yéménite Ansarallah à Hudaydah.

En effet, la coalition menée par Riyad et son allié émirati a intensifié ses attaques depuis le 23 juin sur le port stratégique de Hudaydah et ce en dépit des alertes lancées par la Communauté internationale sur la détérioration de la situation humanitaire au Yémen. La coalition a néanmoins été confrontée à la résistance des forces conjointes yéménites, à savoir l'armée et les comités populaires d’Ansarallah.

Depuis l’intervention militaire meurtrière de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis à la tête d’une coalition pilotée en arrière plan par les Etats-Unis, plus de 16 000 Yéménites, pour la plupart des civils, ont été tués et plus de 35 000 autres blessés. Il est utile aussi de ne pas oublier les millions de déplacés et les infrastructures ruinées de ce pauvre et petit pays du golfe Persique. 

L’offensive saoudienne contre le Yémen a été lancée sous le prétexte de ramener au pouvoir le président démissionnaire Abd Rabbo Mansour Hadi.

Les pilotes des bombardiers de la coalition saoudienne ciblent délibérément des bus scolaires, des villages, des marchés et des hôpitaux avec des bombes à guidage de haute précision, fournis par des pays qui en ignorent apparemment les conséquences.

L’opération d’agression était censée être une guerre de « courte » durée. Mais comme nous l’avons vu en Afghanistan, en Irak et en Syrie, ces interventions militaires « courtes » se transforment souvent en "guerres sans fin" tuant des centaines de milliers de civils et laissent des millions d’autres dans une détresse extrême.

Trois ans plus tard, en 2018, la coalition dirigée par les États-Unis continue de bombarder, d’imposer un blocus aérien, maritime, terrestre et médiatique et d’affamer des civils et de provoquer délibérément la propagation de la pire épidémie de choléra de l’histoire! C’est une autre guerre sale américaine semblable aux guerres en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie!

Ansarallah est le premier courant populaire et armé au Yémen qui s’est soulevé contre les complots saoudiens au Yémen.

Les États-Unis et l'Arabie Saoudite veulent faire capituler Ansarallah0 Il doit cesser de résister à l’invasion menée par les agresseurs et en retour, les États-Unis et ses valets  feront la « généreuse » offre de ne plus bombarder de cibles civiles! Et c'est à partir de ce moment-là que les agresseurs projettent de dicter leurs nouvelles conditions pour le Yémen!

En effet, les États-Unis de Trump ont exigé que le Yémen se rende, sinon les Saoudiens commandés par le Pentagone bombarderont encore dles bus scolaires, les marchés aux poissons, les hôpitaux, les cortèges funéraires et les mariages.

Ce sont des crimes de guerre perpétrés quotidiennement devant le mutisme observé par la Ccommunauté internationale...

 

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Nov 09, 2018 09:12 UTC
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