Dec 15, 2018 15:07 UTC
  • Syrie: Israël ligoté par Moscou

La presse israélienne prétend que le gouvernement russe autoriserait les combattants du Hezbollah et d'autres groupes de la Résistance opérant en Syrie à porter des drapeaux russes afin de se protéger des frappes aériennes d’Israël.

Les médias israéliens se fondent sur une rumeur diffusée dès la semaine dernière par les responsables de l’armée israélienne, selon laquelle Moscou serait encore en colère contre Israël en raison du crash d’un avion Il-20 de son armée de l’air au large de la Syrie, en Méditerranée orientale, lors d’un raid des avions israéliens contre la Syrie en septembre.

Les médias israéliens prétendent maintenant que des drapeaux russes ont récemment été vus près de l’aéroport militaire de la ville syrienne de Hama où se trouveraient, selon l’armée israélienne, des "installations iraniennes" déjà bombardées par l’aviation israélienne. Les médias israéliens vont plus loin jusqu’à dire que des drapeaux russes "couvrant" les forces de la Résistance auraient été vus dans les villes de Homs et d'Idlib, ainsi que dans le désert syrien.

Israël se serait plaint auprès des autorités russes au sujet de l’usage de drapeaux russes par des convois militaires appartenant aux alliés de Moscou en Syrie. Une délégation militaire israélienne, en visite à Moscou mardi dernier, aurait présenté cette plainte aux responsables russes.

La visite de la délégation militaire israélienne à Moscou mardi dernier était la première rencontre entre des responsables militaires israéliens et russes depuis le déplacement du commandant de l’armée de l’air israélienne, Amikam Norkin, à Moscou en septembre. Norkin s’est rendu à Moscou pour présenter aux Russes la version de Tel-Aviv quant au crash de l'Il-20 russe. Le ministère russe de la Défense a rejeté les conclusions israéliennes et a insisté sur le fait qu’Israël était responsable de la chute de l’avion.

Au cours des deux dernières semaines, le bureau du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a déployé des efforts musclés pour convaincre les autorités russes d’accepter d’accueillir la délégation israélienne dirigée par le chef de la direction des opérations du Tsahal, le général Aharon Haliva. Après la réunion à Moscou, la Russie a publié une brève déclaration soulignant qu’aucun accord concret n’avait été scellé entre les deux parties.

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