Dec 18, 2018 06:22 UTC
  • Hezbollah: le feu vert russe à Israël?

Alors que la presse israélienne évoque un début de dégel Israël/Russie en Syrie dans la foulée de la récente visite d'une délégation de militaires israéliens en Russie, un nouveau démenti venu de Moscou remet en doute cette "reprise".

En effet, la Russie vient de nier l’existence d'un site nucléaire en Syrie dans les années 2000, site qu'Israël prétend avoir bombardé et détruit il y a onze ans. Ce démenti est bien significatif dans la mesure où le régime de Tel-Aviv semble s'être engagé, sous pression des défaites consécutives, sur une voie identique au Liban. Ayant déclenché l'opération dite "Bouclier du Nord", Israël dit être prêt à aller jusqu'au bout  et à bombarder s'il le faut "le réseau de tunnels du Hezbollah" en territoire libanais. 

La Russie a fermement démenti lundi 17 décembre les allégations d’Israël au sujet de l’existence supposée d'infrastructures nécessaire au fonctionnement d'un site nucléaire dans la base d’al-Kabar qu’Israël avait bombardée en 2007.

« La Syrie n’a jamais eu d’infrastructure nécessaire pour développer un quelconque programme nucléaire et cette histoire est totalement inventée », a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mikhaïl Oulianov.

« Après qu’Israël a déclassifié une information sur sa frappe aérienne, il y a dix ans, sur un prétendu réacteur nucléaire en construction dans la base d’al-Kabar dans la province de Deir ez-Zor, les États-Unis ont par la suite informé le secrétariat de l'AIEA qu'il s'agissait d'un réacteur nucléaire destiné à produire du plutonium de qualité militaire », a détaillé M. Oulianov. 

 

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