Jan 18, 2019 17:37 UTC
  • Idlib et al-Tanf: tolérance zéro d'Assad

Alors que les États-Unis semblent se servir de la querelle kurdo-turque pour pérenniser leurs trois bases dans le Nord syrien, un responsable syrien déclare que la Syrie ne tolérera aucune présence militaire US que ce soit à Idlib ou dans la région d'al-Tanf.

La Syrie ne tolérera aucune présence militaire dans la province d’Idlib, comme elle n’a jamais accepté la base américaine dans la région d’al-Tanf dans la province de Homs, a déclaré le mercredi 16 janvier le secrétaire général adjoint du Parti Bass (Parti socialiste de la résurrection arabe), Hilal Hilal.

« Ce n’est absolument pas de notre faute si des hommes armés sont ici. Pourquoi devrions-nous tolérer leur présence sur notre sol maintenant ? Ils peuvent quitter notre territoire et se rendre dans n’importe quel pays… Ces groupes ont deux options : soit quitter le sol syrien, soit faire face à l’armée syrienne », a déclaré Hilal, cité par l’agence de presse Sputnik.

À noter que l’armée syrienne a éliminé hier, jeudi 17 janvier, un groupe terroriste en provenance de la région d’al-Tanf, que contrôlent les Américains.

Hilal a affirmé que le gouvernement syrien continuerait à faire pression sur les États-Unis pour qu’ils se retirent de la base militaire d’al-Tanf dans le sud de Homs.

Selon Hilal, les États-Unis envisagent de laisser quelques soldats dans la zone d’al-Tanf, ce qui, selon lui, est inacceptable.

« La Syrie a le droit de défendre n’importe quelle partie du pays occupée par les forces étrangères. Le président syrien Bachar al-Assad a toujours dit cela. Nous pensons que toute base étrangère créée sur le sol syrien sans le consentement du président et du gouvernement syriens représente une occupation imposée par la force », a poursuivi Hilal.

« Bien entendu, nous lutterons contre la présence de telles bases sur notre territoire. Je ne parle pas seulement des bases militaires, mais aussi des personnes impliquées dans ces activités, que ce soit des formations armées ou même des États », a ajouté Hilal.

Damas a condamné il y a deux jours les propos du président turc qui, lors d’une réunion devant la Grande Assemblée nationale turque, avait annoncé, sans avoir obtenu l’accord de Damas, sa décision, louée au demeurant par le président US, de créer une zone sécurisée dans le nord de la Syrie. 

 

 

Mots clés

commentaires