Feb 12, 2019 10:45 UTC
  • Syrie: Israël désormais sous perfusion

Le retrait forcé des États-Unis de la Syrie et de l’Afghanistan marque l'incontestable victoire de l’axe de la Résistance non seulement dans sa lutte contre le terrorisme, mais encore face au maximalisme US. En effet, le départ des forces US, s’il venait à être effectif, faciliterait la tache à la Résistance prompte à pousser Israël dans ses derniers retranchements.

Un membre du conseil central du Hezbollah libanais affirme que l’axe de la Résistance s’est octroyé de grands acquis dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, parmi d’autres, le retrait des troupes US de Syrie et d’Afghanistan. Car faut-il bien le souligner, c'est faute de résultat tangible sur le terrain des combats que les stratèges du Pentagone commencent au bout de deux décennies d'occupation à revoir leur copie et à repenser leur présence militaire au Moyen-Orient. 

Nabil Kaouk, membre du conseil central du Hezbolllah libanais a souligné que le retrait des troupes américaines du sol syrien et afghan constituait l’un des acquis importants de l’axe de la Résistance. Cet acquis est à partager par tous les peuples de la région, mais aussi par ceux qui se sont tenus aux côtés des États souverains pour aider ces derniers à faire valoir leurs droits à l’indépendance. Et la Russie en fait partie.  

« Le retrait des forces militaires américaines de Syrie et d’Afghanistan affaiblira la position des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite et renforcera, par contre, celle de l’axe de la Résistance », a noté Nabil Kaouk, martelant que la faiblesse, l’échec et le déclin seraient le sort fatal réservé au triangle des ennemis de la Résistance à savoir l’administration américaine, le régime israélien et le le régime saoudien.

Le haut responsable du Hezbollah avait déjà souligné que les évolutions politiques et celles sur le terrain en Syrie, en Irak et dans toute la région témoignaient de la victoire de l’axe de la Résistance : « Tous les calculs pour le renversement du gouvernement syrien ont échoué et la Syrie est restée dans la citadelle de la Résistance. La victoire de la Syrie renforce la Résistance face aux agressions d’Israël », avait-il dit au mois d’octobre 2018.

Certes, les États-Unis ne peuvent pas tolérer une Résistance (Hezbollah) qui lui inflige tant de dégâts d’où toutes leurs démarches hostiles, dont des sanctions financières, politiques et économiques contre la Résistance.

Ainsi s’expliquent également les actes de sabotage US qui ont précédé la formation du gouvernement libanais. L’administration américaine n’a pas hésité à faire pression sur le gouvernement Hariri pour le forcer à exclure le Hezbollah du futur cabinet et à amputer l'axe de la Résistance de l'un de ses piliers.

Lors d'une réunion, début janvier, avec le président du Parti socialiste progressiste libanais, Hale a menacé d'appliquer des sanctions contre le gouvernement libanais si ce dernier ne prêtait pas attention aux « recommandations » de Washington. Il a appelé Walid Joumblatt à faire connaître rapidement sa position, et à prendre parti soit pour Washington, soit pour le Hezbollah.

Pour le politologue libanais Wassim Bazzi, « les propos de Hale reflètent les inquiétudes de Washington de voir les ministres du Hezbollah être largement présents au sein du gouvernement ».

Or, plus de six mois d'intenses pressions, de menaces et d'intimidations américaines contre l'État libanais n'ont servi à rien. Le nouveau gouvernement libanais a été formé avec des portefeuilles « sensibles » accordés à la Résistance. Quatre femmes ministres et des portefeuilles octroyés aussi aux ministres sunnites indépendants.

Vendredi premier février, à peine quelques heures après l'annonce de la liste des nouveaux ministres libanais, le secrétaire adjoint du Trésor américain, en a remis une couche, réagissant nerveusement à l’attribution du portefeuille de la Santé au Hezbollah. Il a menacé d'une « intensification » des mesures (sanctions) contre « l’organisation terroriste » (Hezbollah) dans les prochains jours. Pour les analystes, il y a là la réaction amère d'un mauvais perdant, car on ne peut, par principe, supprimer l'une des composantes politiques d'un État dès lors qu'elle en fait partie, et ce, sous quel prétexte qui soit.

 

 

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