Feb 12, 2019 10:56 UTC
  • Carnage US à Deir ez-Zor

Les avions de combat d'un pays membres de l'OTAN, affirme SANA, ont mené trois séries de raids en l'espace de 24 heures contre le camp des réfugiés d'al-Baghouz , sous prétexte de la lutte contre Daech. Ils ont largué des dizaines de missiles et de bombes laissant le bilan de 70 morts et blessés, tous des civils.

Des sources locales ont annoncé que 4 personnes avaient été blessées lors des frappes du lundi 11 février, dans l’après-midi, par les avions de combat américains.         

Les avions de combat américains profitent de la présence des terroristes, encerclés dans la cité d’al-Baghouz, pour bombarder la localité et prétendre qu'il s'agit d'une attaque contre Daech.

Le média de propagande de Daech, l’agence Aqma a annoncé qu’une centaine de personnes ont été tuées ou blessées dans ces bombardements menés par la coalition américaine qui se combinent aux attaque terrestres perpétrée par les miliciens kurdes dans l’est de la Syrie.

« 16 civils dont des enfants ont péri dans les frappes de la "coalition internationale" sur le village d'Al-Tayana dans l'est de la province de Deir ez-Zor», indique l'agence.

La coalition américaine a pris forme en 2014, sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies. Les États-Unis prétendent vouloir provoquer la chute du dernier bastion de Daech, à Al-Baghouz à l'est de Deir ez-Zor en multipliant les raids qui visent enfin du compte des civils en fuite. Ces derniers mois, les Américains ont bombardé des centaines de villes, cités et villages dans les provinces de Deir ez-Zor et de Hassaké dans le nord de la Syrie tuant des milliers de civils.

SANA affirme que les avions agresseurs qui bombardent al-Baghouz appartiennent à un pays membre de l'OTAN. Il pourrait s'agir de Rafales français qui prennent part aux raids américains dans le cadre des opérations dites "Chammal". Ces frappes interviennent alors que ce mardi, l'ambassadrice française à Moscou, Sylvie-Agnès Bermann,  a affirmé que la France débattait d'un éventuel retrait de ses forces de Syrie. 

 

 

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