Feb 12, 2019 16:40 UTC
  • Accord turco-russe à Idlib: Damas réagit

Au lendemain d’une rencontre entre les ministres russe et turc de la Défense après laquelle ils ont déclaré avoir trouvé un terrain d’entente sur la nécessité de prendre des « mesures décisives » pour stabiliser la situation dans la province d’Idlib, la Syrie souligne qu’elle ne veut pas négocier le retour sous sa souveraineté d’Idlib, qu’elle qualifie d’une « partie intégrante » de son territoire.

Ayman Soussan, vice-ministre syrien des Affaires étrangères, a déclaré, dans un entretien avec le quotidien Al-Watan ce mardi 12 février, qu’Idlib faisait partie intégrante du territoire syrien.

« Toute décision à propos du sort d’Idlib devra tenir compte des conditions actuelles et aboutir au retour à la normale de la situation dans cette région, mais le retour d’Idlib dans le giron de la Syrie ne fera jamais l’objet de négociations », a déclaré Ayman Soussan.

Il a ensuite souligné que la présence de troupes étrangères sur le sol syrien constituait une « occupation ».

« L’entrée en vigueur de l’accord d’Adana nécessite la réalisation de nombreuses conditions, dont le retrait des troupes turques du sol syrien et la fin du soutien au terrorisme, sous toutes ses formes. Ensuite, il revient aux deux pays, à la Syrie aussi bien qu’à la Turquie, d’assurer la sécurité des frontières qu’elles partagent », a expliqué Ayman Soussan.

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères s’est ensuite attardé sur les frappes aériennes constantes de l’armée israélienne visant le territoire syrien, soulignant que le peuple syrien avait le droit de se défendre face aux agressions étrangères.

Sur le terrain, l’armée syrienne envoie deux divisions à Hama et à Alep.

L’armée régulière syrienne a récemment envoyé deux divisions dans les gouvernorats de Hama et d’Alep.

Selon Al-Masdar News, l’armée syrienne a déployé le 5e corps et la 9e division dans le nord-ouest de la Syrie.

Le rapport indique que le 5e corps et la 9e division ont été envoyés spécifiquement dans la partie sud-ouest d’Alep et dans la campagne nord de Hama.

Ces nouveaux renforts ont été envoyés quelques jours à peine avant que le gouvernement syrien et l’opposition ne se rencontrent à Astana, dans la capitale du Kazakhstan.

 

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