Feb 12, 2019 17:03 UTC

Analyse de la rédaction La France bombarde-t-elle Deir ez-Zor ?

Selon l’agence gouvernementale syrienne SANA, qui cite des sources sur place, 70 civils ont été tués dans des frappes effectuées le 11 février par la coalition militaire internationale menée par les États-Unis. Ce 11 février, 70 personnes ont été tuées dans des frappes aériennes menées par la coalition dirigée par les États-Unis dans une zone rurale au sud-est de la ville syrienne de Deir ez-Zor, selon l’agence de presse syrienne SANA, qui cite des sources sur place et affirme qu’un pays de l’OTAN, autre que les États-Unis, serait à l’origine de ces frappes.

S’agit-il de la France ? Selon Al-Manar, les avions de chasse de la France, pays qui a déjà montré de nombreux signes de sa volonté de s’installer en Irak et d’y implanter une base militaire sous prétexte de la lutte antiterroriste, transportent des armes et des munitions à la frontière irako-syrienne, invoquant à titre de justificatif la « bataille finale » contre les terroristes de Daech. Au lendemain du début d’une lourde bataille entre les miliciens des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenus par les États-Unis, et les résidus des terroristes de Daech, opérant dans l’est de la Syrie, les avions de chasse français ont transporté, le dimanche 10 février, des armes et des munitions à la frontière irako-syrienne.

Mostafa Bali, porte-parole des FDS, qualifie la bataille de « très intense » puisque les terroristes qui tentent de défendre leur dernier bastion comptent parmi « les plus chevronnés » de Daech. Selon Mostafa Bali, « cette opération militaire avait été organisée il y a longtemps, mais les FDS l’ont reportée d’une dizaine de jours afin de permettre à environ 200 000 civils d’évacuer la zone d’opération ». Il a ajouté que la région assiégée par les FDS serait bientôt libérée.

L’opération Chammal est le nom donné à partir du 20 septembre 2014 à la participation des forces armées françaises, dans le cadre de la coalition US, aux guerres d’Irak et de Syrie. Selon les analystes politiques, la France se trompe en voulant emboîter le pas aux Américains et en cherchant à s’implanter en Irak. Ce faisant, elle attise des ressentiments anti-occupation qui ne cessent de gagner du terrain en Irak.

Source : Al-Manar

  • La Pologne achète des lance-roquettes aux USA

La Pologne doit signer mercredi avec les États-Unis un contrat d’achat de lance-roquettes mobiles HIMARS pour 414 millions de dollars (environ 414 millions de francs suisses), a annoncé dimanche le ministre polonais de la Défense Mariusz Blaszczak.

Le contrat qui portera sur 20 lance-roquettes montés sur des camions avec les munitions « augmentera de façon significative les capacités militaires de l’armée polonaise », a déclaré à la presse le ministre. Les lance-roquettes, dont la portée s’étend de 70 à 300 kilomètres, sont produits par le géant américain Lockheed Martin et doivent être livrés à la Pologne d’ici 2023. Le système HIMARS est actuellement utilisé par les États-Unis et 18 autres pays. La Pologne a acheté début 2018 pour 4,75 milliards de dollars le système antimissile américain Patriot, destiné à renforcer sa défense antiaérienne.

Le gouvernement conservateur polonais multiplie des efforts auprès de Washington pour qu’une base américaine soit installée sur le sol polonais, où des soldats américains stationnent déjà par rotations dans le cadre des opérations de l’OTAN.

Source : www.24heures.ch

  • France-Qatar : accord sur un « dialogue stratégique »

« Ce dialogue stratégique va fournir une plate-forme […] de coopération dans différents domaines entre les deux pays, y compris la sécurité régionale, l’énergie, l’économie et la culture », a expliqué le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avant d’évoquer une « nouvelle phase » dans les relations entre Doha et Paris.

De son côté, M. Le Drian a expliqué que cet accord prévoit que des rencontres soient régulièrement organisées entre les responsables des deux pays. Visiblement, c’est déjà le cas pour les affaires militaires puisque le ministre qatari de la Défense, Khalid ben Mohammed al-Attiyah, a rencontré la semaine passée Florence Parly, son homologue française. Cette dernière a également fait un détour par Doha, le 8 février, avant de se rendre en Irak. Cela étant, dans la brouille qui oppose le Qatar à ses voisins, Paris se garde de prendre parti. Ainsi, le 10 février, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est rendu aux Émirats arabes unis où il a signé un accord de coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour rappel, la France dispose d’une base aux Émirats, d’où décollent des Rafale engagés dans la coalition US

Source : Opex360

 

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