Feb 12, 2019 17:07 UTC
  • Les S-300 russes.
    Les S-300 russes.

Nasser Kandil, rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa, a déclaré que le désarmement de tous les groupes armés au Liban, réclamé par le Conseil de sécurité, rendrait le terrain propice à de nouvelles agressions de l’armée israélienne.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé, lors de sa récente session, au gouvernement libanais de désarmer tous les groupes armés dans le pays, de manière à ce qu’il n’y ait plus d’armée ni d’autorité au Liban en dehors de celles de l’État libanais. L’organe exécutif de l’ONU a également appelé toutes les parties libanaises à reprendre rapidement les discussions pour former un consensus sur une stratégie de défense nationale. Le Conseil de sécurité a rappelé que les Forces armées libanaises étaient les seules forces légitimes au Liban, conformément à l’accord de Taëf et à la Constitution libanaise.

Les membres du Conseil de sécurité ont demandé à toutes les parties libanaises d’opter pour une politique impartiale vis-à-vis des conflits étrangers.

À ce propos, Nasser Kandil a déclaré que la résolution 1559, adoptée en 2004, insistait sur le désarmement des groupes armés libanais, en premier lieu le Hezbollah.

« À l’issue d’une série de discussions, différents groupes libanais ont conclu que la possession d’armes par la Résistance s’explique par une stratégie nationale qui insiste sur la défense nationale et cela dans l’objectif de contrer toute agression israélienne. Les groupes libanais pensent que la Résistance ne devrait être désarmée avant de répondre à cette question : “Comment le Liban se protégera après la Résistance ?” Le Liban est dépourvu d’un système de défense antiaérienne et cela posera beaucoup de problèmes pour neutraliser les attaques israéliennes contre le territoire libanais. Les États-Unis tentent de justifier leur indifférence envers les agressions israéliennes et leur refus de punir ce régime pour ses attaques contre le Liban. Cela alors que le régime israélien s’efforce de mettre la main sur les richesses pétrolières et gazières du Liban par tous les moyens possibles », a-t-il expliqué.

Nasser Kandil a ensuite souligné que le Liban cherchait à garantir la sécurité de ses frontières terrestres et maritimes, à protéger ses richesses naturelles et à empêcher la construction d’un mur en béton sur son territoire.

Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, a évoqué, lors de son discours du 6 février, le fait que le Liban était privé de systèmes de défense antiaériens.

« Sur le plan militaire, les avions de combat de l’armée israélienne violent constamment l’espace aérien libanais, mais si le Hezbollah avait été doté d’un système de défense antiaérien, il aurait pu mettre fin à ces agressions. Le fait que nous disposions ou non de systèmes de défense antiaériens restera dans un halo d’incertitude. Je n’ai pas encore parlé avec l’Iran à ce propos. Il est possible qu’on demande à l’Iran d’aider l’armée libanaise. Mais l’armée libanaise se voit interdite d’avoir des systèmes de défense antiaériens ou des armes particulières. Ce dont nous avons besoin au Liban d’aujourd’hui, c’est de courage et, même avant ça, nous avons besoin de souveraineté et d’indépendance. Cela embête les États-Unis ? Cela embête les Occidentaux ou les Européens ? Peu importe qu’ils nous en veuillent ! », a déclaré Seyyed Hassan Nasrallah.

En novembre 2018, le président libanais Michel Aoun a demandé à Moscou de placer l’espace aérien libanais sous la protection du système de défense aérienne russe déployé en Syrie.

 

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