Mar 14, 2019 18:54 UTC
  • Syrie: le coup de bluff israélien

Pour justifier les attaques régulières de l’armée israélienne contre la Syrie, les sources israéliennes ont prétendu encore une fois avoir « détecté une usine de fabrication de missiles en Syrie, près des frontières libanaises » ajoutant qu’elle appartenait possiblement à l’Iran.

Le site d’information Mako a rapporté dans un rapport intitulé « L’usine de missiles de précision est toujours active » : « Les images satellitaires renforcent la suspicion que l’Iran exploiterait une usine en Syrie pour améliorer la précision des missiles du Hezbollah. D’après les photographies, l’usine est toujours active et des lance-roquettes sont déployés dans la région. »

Selon le rapport du site israélien, c’est la société de renseignement ImageSat International Intelligence (ISI) qui a publié ce mercredi des images satellite de la société, illustrant les découvertes visuelles de l’usine située dans le nord-est de la Syrie, à Safita.

Une simple recherche prouve que cette ville syrienne se trouve à 35 km de Tartous, dans le nord-ouest du pays.

Par ailleurs, la chaîne de propagande israélienne i24news, se référant aux images satellitaires, a dit que l’usine en question se situait à 8 kilomètres des frontières libanaises, ce qui faciliterait le transfert des missiles au Hezbollah. Les explications des médias israéliens sont une répétition des propos de l’armée et des services de renseignement israéliens qui évoquent de temps en temps « la menace iranienne » pour justifier leurs frappes en Syrie.

En outre, la diffusion de telles informations par les médias israéliens, à l’approche des élections, pourrait aider le Premier ministre Benjamin Netanyahu, impliqué dans plusieurs dossiers de corruption, à convaincre l’opinion publique de la réalité d’une menace extérieure afin de les pousser à voter pour son parti.

L’Iran fournit depuis quelques années une aide consultative à la Syrie à la demande du gouvernement de Damas dans sa lutte contre le terrorisme soutenu depuis l’étranger. Cette aide iranienne à son allié syrien ne plaît guerre à Tel-Aviv, qui a cherché dés le début de la crise en Syrie à déstabiliser le pays arabe en soutenant les groupes armés.

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