Mar 15, 2019 20:44 UTC
  • Syrie: les Casques blancs réactivés à Idlib!

Les raids des Soukhoï russes, épaulés par les forces de l’armée syrienne positionnées à la frontière de la province d’Idlib, ont tiré des coups de semonce pour faire fuir les terroristes d’al-Nosra de leur dernier fief dans le nord-ouest de la Syrie. Ces derniers ne cessent de violer le mémorandum Moscou-Ankara de 2018 sur la création d’une zone démilitarisée à Idlib.

Cela a alors amené les soutiens régionaux et internationaux des terroristes à ressortir les Casques blancs de leur boîte sous prétexte de venir en aide aux habitants d’Idlib. Il s’agit en réalité de préparer un énième scénario d’attaque au phosphore à Idlib dans l’espoir de retarder l’opération de reconquête d’Idlib par l’axe de la Résistance.

La province syrienne d’Idlib est actuellement le dernier fief des terroristes en Syrie, après les opérations des forces gouvernementales ayant expulsé les terroristes du reste du pays.

« Moscou suit de près la situation à Idlib, Alep, Lattaquié et Hama après avoir reçu des informations selon lesquelles des terroristes du Front al-Nosra envisageraient d’organiser de nouvelles attaques chimiques dans les provinces, surtout à Idlib », a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.

« Nous surveillons de très près la situation dans la zone de désescalade d’Idlib », a déclaré M. Zakharova lors d’une conférence presse le vendredi 15 mars.

La haute diplomate russe a constaté :

« Les éléments du groupe terroriste al-Nora n’arrêtent pas leurs attaques provocatrices contre les forces gouvernementales. Depuis le début de l’année, plus de 460 incidents de ce type ont été enregistrés. Plus de 30 personnes ont été tuées et 100 blessées. »

Selon Zakharova, Moscou est « sérieusement préoccupée » par de nouvelles informations selon lesquelles les terroristes du Front al-Nosra, avec l’aide des tristement célèbres Casques blancs, se préparent à une nouvelle attaque mettant en scène l’utilisation de substances toxiques pour en accuser l’armée syrienne.

La région d’Idlib, qui abrite des dizaines de milliers de terroristes pro-Ankara et leurs familles, reste un foyer d’activités terroristes intenses, bien que la Russie et la Turquie aient établi en septembre 2018 un régime de cessez-le-feu dans toute la région. Mercredi, l’armée russe a effectué des frappes aériennes contre un entrepôt contrôlé par al-Nosra, où des terroristes auraient planifié des attaques contre la base aérienne russe de Hmeimim avec des drones artisanaux.

Plus tôt vendredi, l’armée russe a fait état de 18 violations du cessez-le-feu en Syrie au cours des dernières 24 heures. Ces cas comprennent également des tirs d’armes légères dans les provinces d’Idlib, d’Alep, de Lattaquié et de Hama.

Les États-Unis et leurs alliés européens ont à plusieurs reprises accusé le gouvernement syrien d’utiliser des armes chimiques contre des terroristes armés. Les autorités syriennes ont toujours démenti avec force ces allégations. Elles ont au contraire accusé les terroristes de lancer des attaques sous faux drapeau pour tenter de provoquer une intervention militaire dirigée par l’Occident contre le pays. Les États-Unis et leurs alliés britannique et français ont ainsi lancé des attaques au missile contre des cibles du gouvernement syrien en avril 2018, justifiant l’agression en affirmant que Damas avait utilisé des armes chimiques contre le peuple syrien.

Jeudi, le département d’État américain a annoncé qu’il fournirait quelque 5 millions de dollars d’aide supplémentaire aux Casques blancs pour les soi-disant opérations de secours menées par ce groupe en Syrie. Damas et Moscou ont à plusieurs reprises décrié les Casques blancs pour leurs liens avec les terroristes.

 

Mots clés

commentaires