Apr 24, 2019 05:50 UTC
  • Syrie : la France soutiendra Israël?

Alors que le peuple de France continue à dénoncer par tous les moyens possibles et imaginables la politique nationale et internationale de la Macronie, celle-ci s'engage plus profondément dans des guerres décidées par les Américains.

Vendredi 19 avril, le président Macron recevait à l'Élysée un groupe dit de Kurdes de Syrie, au risque de se mettre à dos la Turquie qui est sortie de ses gondes pour dénoncer les accointances de Paris avec les "terroristes". Mais cette lecture est quelque peu erronée. Ce que la France d'Emmanuel Macron est en train de se faire, c'est d'engager les forces militaires françaises en Syrie à l'effet de faire face à l'armée syrienne et à ses alliés. Paris a promis désormais un soutien "militaire" aux FDS qu'on sait être composé essentiellement non pas de Kurdes mais d'ex-daechistes ou d'ex-qaïdistes déguisés en combattant kurdes.

Ilham Ahmed qui préside l'exécutif du Conseil démocratique syrien a fait part du "soutien militaire" que la France a promis d’apporter aux Kurdes syriens. L'intéressé n'explique évidemment pas contre qui ce soutien militaire s'impose mais les analystes croient bien connaître la réponse. Les sources proches de l'armée française rapportait le mardi 23 avril des "échanges inédits de généraux entre l'armée de Terre française et l'US Army". 

Un général américain prendra bientôt les fonctions de commandant en second de la 3e Division dont l’état-major est installé à Marseille. Telle est l’annonce faite par l’US Army le 19 avril. Dans le même temps, un général français rejoindra la 3e Division d’Infanterie basée à Fort Stewart, pour occuper les fonctions de "commandant adjoint chargé de l’état de préparation", affirme l'Opex360, site militaire français avant de souligner que "cet échange sera le deuxième consenti à un tel niveau par l’US Army, un premier ayant déjà été établi par cette dernière avec la British Army en septembre 2015. En clair, ce partenariat annoncé avec l’armée de Terre est inédit".

En Syrie, ce "partenariat rapproché" veut dire très clairement que la France d'Emmanuel Macron grossira forces et armement dans le nord et nord-est de la Syrie pour soutenir les velléités guerrières et séparatistes. 

La délégation composée du Conseil démocratique syrien (CDS), des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des représentants de l’« Auto-administration » du nord-est de la Syrie, a rencontré, vendredi à Paris, le président français Emmanuel Macron. Ce dernier s’est engagé surtout à soutenir les FDS, supplétifs pseudo kurdes des Américains. 

Selon des membres de la délégation kurde, Emmanuel Macron a affirmé "maintenir des forces françaises aux côtés des FDS" et à "soutenir financièrement la reconstruction et les services publics" dans « l’administration semi-autonome kurde », ce qui signifie que Paris s'obstine à être l'un des protagonistes de la "seconde phase" de la guerre qui s'annonce en Syrie.

Au nord et au nord-est, les fronts de combat s'embrasent : Alep, Idlib, Hama sont le théâtre d'une escalade du conflit opposant les forces syriennes aux terroristes et bientôt aux forces d'occupation étrangères, quelle que soit leur identité. Il y une semaine, le navire de guerre Charles de Gaule a rejoint la flotte de guerre américaine en Méditerranée orientale. 

Pour les analystes politiques, la décision de Paris tombe à un moment hautement névralgique, la décision de Trump de "judaïser" le Golan ayant ouvert la boîte de pandore. Selon des sources bien informées l'État syrien a demandé aux Russes d’informer Washington qu’ils attendent leur retrait de "tous les territoires à l’est de l’Euphrate". Les Syriens ont aussi informé les Russes que la force aérienne américaine et alliée ne serait plus autorisée à opérer en Syrie et que tous les accords conclus pendant la guerre contre Daech sont caducs. Cela signifie que les avions US, français, britanniques seraient pris pour cible.

Les Syriens ont également exigé le retrait immédiat de toute force militaire étrangère des provinces de Deir ez-Zor, Raqqa et Hassaké là où la France détient les bases et dit vouloir s'engager davantage sur le plan militaire. L'armée syrienne et ses alliés sont déterminés à fermer les camps d’entraînement de Daech, de renvoyer chez eux les mercenaires, à fermer les installations de production de gaz toxiques, à évacuer les conseillers saoudiens, qataris et israéliens des centres de commandement. Tout ceci veut dire que la Syrie se prépare à un acte II de guerre pour la libération de ses territoires et que, hélas, la France a décidé d'être du mauvais côté du barrière!

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