Angela Merkel a redit aujourd’hui, devant une commission d’enquête parlementaire, qu’elle ne savait pas que le BND, service de renseignement extérieur allemand, espionnait des « pays alliés ».

Selon le journal allemand Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, un scandale a éclaté en mars 2015, après qu’il eut été révélé que le BND, en coopération avec la NSA, espionnait d’autres États « alliés » comme la France.

L’on avait alors appris que le BND espionnait pour le compte de la NSA certaines administrations et responsables politiques des pays « alliés ». C’est ainsi que des responsables du ministère français des Affaires étrangères ou du bureau de la présidence de la République française avaient été mis sur écoute.

Mais il faut remonter à 2013 et à un premier scandale qui avait éclaté grâce à l’ex-consultant de la NSA, Edward Snowden. Ce dernier avait alors dévoilé que la NSA disposait d’un système sophistiqué d’écoute des communications et notamment de celles des Allemands, parmi lesquels Angela Merkel, dont le téléphone aurait été mis sur écoute des années durant.

Ces révélations avaient provoqué des échanges houleux entre les autorités allemandes et américaines et c’est alors que Merkel avait prononcé sa phrase devenue culte : « L’espionnage entre amis, cela ne se fait pas ! »

Et aujourd’hui, la chancelière allemande a répété cette phrase culte devant la commission d’enquête parlementaire en ajoutant qu’en 2013, il n’y avait aucune raison de croire que le principe de non-espionnage entre amis n’était pas appliqué par son propre service de renseignement extérieur.

 

Feb 16, 2017 23:21 UTC
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