• Avis de tempête sur la Chine: Israël entre par la porte de derrière

Ce n'est pas uniquement aux États-Unis ou en Afrique que le régime israélien procède à un vaste et subtile travail de lobbing : la Chine est aussi l'une des destinations favorites des lobbyistes israéliens. Retour sur l'influence grandissante d'Israël en Chine.

Le site Al Alam fait publier un article dans lequel il s'intéresse à une " décennie" de relations sino-israéliennes :

"Les think tanks, les universités et mêmes les centres talmudiques en Israël font preuve d'une intense activité en Chine dont l'objectif consiste à convaincre les dirigeants communistes du bien-fondé des politiques israéliennes. Jusqu'aux années 80, le parti au pouvoir en Chine apportait un soutien clair aux positions anti-israéliennes du monde arabe. Mais la donne a commencé à changer après que Pékin a opté pour la politique des portes ouvertes, faisant passer l'économie avant toute autre priorité. Dès lors, les coopérations économiques se sont multipliées avec en toile de fond les liens politiques et militaires de plus en plus larges de part et d'autre qui vacillent entre le secret et le public. En réalité, ce que défendent haut et fort les lobbyistes sionistes en mission en Chine est ceci : le commerce pourrait profiter à la Chine et à Israël et se trouver au cœur d'un réseau de coopération bilatérale dont les manifestations dépasseraient le simple domaine économique pour toucher à la culture et à la société voire à la politique et c'est là qui repose l’embryon du projet "chinois" auquel travaille depuis des décennies Israël ". 

Modus operandi

C'est par la porte de la culture que les lobbyistes pro-Israël ont fait leur entrée en Chine : Israël a construit des synagogues qui accueillent les Israéliens travaillant en Chine ou les Chinois intéressés par Israël. L'architecture de ces lieux est trop asiatique, façon de séduire un peu plus le public chinois, réputé pour sa réserve et sa méfiance.  Il y a même des synagogues dont le style architectural s'inspire directement des enseignements de Confucius, auxquels sont mêlés les motifs talmudiques. Mais ce n'est pas tout : Israël s'est infiltré dans un autre espace où les Chinois excellent à savoir les finances. Au fil des années, l'économie chinoise est devenue en grande partie dépendante des banques israéliennes qui y investissent à fond, quitte à jouer le moment venu, le rôle de levier de pression.

Mais les populations chinoises n'intéressent pas, toutes, de la même manière les Israéliens : il y a une province chinoise qu'Israël chérisse autrement : le Xinjiang. Il s'agit d'une province à majorité musulmane dont les tendances séparatistes inquiètent toujours les autorités de Pékin qui y imposent de lourdes restrictions sans peut-être s'apercevoir du vrai danger qui rode aux alentours. En effet, le Xinjiang connaît bien Israël. C'est par la porte de l'agriculture que les Israéliens y sont entrés et ont réussi à attirer les bonnes grâces des habitants, à majorité, agriculteurs. Au Xinjiang, on se rappelle bien de l'ex-président israélien, Shimon Peres pour avoir visité, en 1998, la plus vielle mosquée de Pékin et avoir sympathisé avec les musulmans chinois. Est-ce une bonne chose? Pas forcément quand on pense que c'est au Xinjiang que la Turquie d'Erdogan, sans doute aidée par Israël a choisi certains des terroristes qui se battent aujourd'hui en Syrie contre l'État et l'armée syriens. 

Aug 30, 2017 10:11 UTC
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