• Paris s’inquiète pour les terroristes d’Idlib

Sous prétexte de l’éventualité du bombardement des cibles civiles à Idlib, le ministre français des Affaires étrangères a exprimé sa vraie inquiétude concernant le sort des terroristes et des groupes armés pris au piège dans cette ville.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a prétendu ce mercredi devant l’Assemblée nationale à Paris que « l’hypothèse de crimes de guerre n’est pas exclue » à Idlib, dernier fief des terroristes en Syrie.

« L’hypothèse de crimes de guerre n’est pas exclue, c’est la France qui le dit, à partir du moment où on commence à bombarder de manière aveugle les populations civiles et les hôpitaux », a-t-il souligné, selon l’agence Reuters.

Le ministre français des Affaires étrangères a appelé aussi à « une mobilisation humanitaire d’anticipation et de prévention ».

Les déclarations du chef de la diplomatie française interviennent alors qu’au seuil d’une éventuelle opération de l’armée syrienne pour libérer la ville d’Idlib, plusieurs autorités américaines viennent visiter les pays de la région pour trouver une échappatoire pour les terroristes et les groupes armés qu’ils ont soutenus depuis des années en Syrie.

Ce n’est pas la première fois que les puissances occidentales cherchent à défendre les terroristes en prétextant des questions humanitaires ou des crimes de guerre. À plusieurs reprises, quand les terroristes qu’ils soutiennent en Syrie se trouvaient dans une position de faiblesse face à l’armée syrienne, les États-Unis et leurs alliés européens sont intervenus militairement contre Damas pour alléger les pressions sur leurs mercenaires.

Le 7 avril 2018, les États-Unis ont accusé l’armée syrienne d’attaque chimique contre les civils lors de la bataille de la Ghouta orientale. Sous ce prétexte, l’armée américaine a pris pour cible la base aérienne d’al-Chaayrate par 59 missiles Tomahawk.

 

Sep 12, 2018 18:28 UTC
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