Au sommaire : – Les actions d’Israël en Syrie ont mis en péril les militaires russes

Les frappes de l’aviation israélienne contre la Syrie, effectuées malgré les avertissements de Moscou, ont mis en danger les militaires russes et ont finalement mené à la destruction d’un Il-20 le 17 septembre, a annoncé lundi le chef de la diplomatie russe interrogé par le quotidien espagnol El País.

Les actions israéliennes en Syrie ont à plusieurs reprises mis en péril les vies des soldats russes déployés dans ce pays, a indiqué lundi Sergueï Lavrov dans une interview accordée au journal espagnol El País.

Le chef de la diplomatie russe a rappelé l’accord verbal entre Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu sur les mesures conjointes pour assurer la sécurité des vols au-dessus de la Syrie. Toutefois, cet accord n’est pas un document officiel par rapport au mémorandum russo-américain similaire signé en 2015.

« Malheureusement, la partie israélienne n’a pas toujours pleinement respecté ses obligations, tout d’abord sur les avertissements des militaires russes sur les opérations menées sur le territoire syrien. Dans certains cas, cela a mis en danger la vie et la santé de nos soldats déployés en Syrie », a souligné le ministre russe.

– La France lance un mandat d’arrêt contre le numéro deux syrien

Un juge d’instruction français vient de mettre en examen trois personnalités syriennes, dont le général Ali Mamlouk, pour « complicité d’actes de tortures », « complicité de disparitions forcées » et « complicité de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de délits de guerre ».

Le juge a émis des avis de recherche internationaux afin d’empêcher les prévenus de voyager. Le général Ali Mamlouk, numéro 2 du régime syrien, s’est récemment déplacé en Europe, dans le golfe Persique et en Afrique du Nord pour y conduire des négociations en accord avec les États-Unis.

Le magistrat français se fonde sur le « Rapport César » comprenant près de 50 000 photographies prises par l’armée arabe syrienne des victimes des takfiristes, mais présentées avec aplomb en Occident comme des victimes de ladite armée.

Les dépenses liées au « Rapport César », à sa présentation en Occident et aux frais judiciaires sont prises en charge par le Qatar.

– Iran : l’Allemagne protégera ses entreprises !

Attitude nettement différente de celle de l’État français ! Dans la mesure où il n’est pas encore possible de prévoir quelles seront les conséquences des sanctions américaines anti-iraniennes pour l’économie allemande, Berlin étudie les moyens de protéger les entreprises nationales, a affirmé lundi le porte-parole du gouvernement fédéral, Steffen Seibert.

Le porte-parole du gouvernement fédéral allemand Steffen Seibert a commenté les sanctions américaines rétablies lundi contre l’Iran.

« Nous avons indiqué à plusieurs reprises regretter la décision des États-Unis de se retirer du Plan global d’action conjoint. L’influence concrète [des sanctions, NDLR] sur l’économie allemande ne peut pas encore être prévue », a déclaré M.Seibert.

Il a ajouté que Berlin cherchait à l’heure actuelle les moyens de protéger les intérêts des entreprises allemandes. « Nous suivons et analysons constamment la situation en contact avec nos partenaires européens. Nous étudions les possibilités de préserver la base économique de l’accord [iranien, NDLR] et de protéger nos entreprises », a souligné Steffen Seibert.

La France a affirmé qu’elle ne saurait protéger les intérêts des entreprises françaises face aux États-Unis. Ces entreprises ont été les premières à quitter le marché iranien.

– Pologne : l’illibéralisme gagne un premier pari !

Le marché polonais attise l’appétit des grandes banques européennes : une croissance forte et des perspectives de rentabilité supérieures à celle de la vieille Europe.

Oubliez la zone euro et son environnement économique parfois frustrant ! La Pologne offre depuis plusieurs années un beau relais de croissance aux grands noms de la finance du Vieux Continent.

Santander, BNP Paribas, Crédit Agricole, ING, Deutsche Bank s’y sont donné rendez-vous ces dernières années. Ceux qui ont réduit le dispositif ces derniers mois (Deutsche Bank) ou qui s’apprêtent à le faire (Société Générale) ne le font a priori pas par défiance pour le pays du zloty, mais plutôt en raison de leurs propres contraintes.

Ce qui rend la Pologne si attractive est tout simplement son dynamisme : avec une croissance de 4,6 % en 2017, le pays est en plein rattrapage. Mais aussi sa politique monétaire : le taux directeur de la Banque de Pologne s’élève à 1,5 % contre 0 % pour la Banque centrale européenne. Du point de vue des banques, cet environnement de taux plus élevés offre l’espoir de pouvoir encore gagner sa vie en prêtant de l’argent, ce qui n’est plus forcément évident en France. Autant d’atouts qui permettent, pour l’heure, de composer avec un contexte politique dit « illibéral ».

Ce qui rend le jeu encore plus ouvert, c’est que le marché polonais est très atomisé. Derrière le leader Bank Polski, au moins cinq établissements peuvent prétendre à la place de numéro 2. En août dernier, une solution 100 % nationale a échoué : le numéro 2 du secteur (Bank Pekao) n’est pas parvenu à acheter Alior, pourtant détenu par le même actionnaire, le géant polonais de l’assurance PZU.

 

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Nov 06, 2018 16:09 UTC
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