Dans ce numéro de E-Press : Gilets jaunes: qui se cache derrière les casseurs ?

Suite aux débordements survenus hier en marge de la manifestation des Gilets jaunes, le gouvernement français étudie toutes les options pour éviter de nouvelles scènes d'émeutes. Tout comme Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux n'a pas exclu le rétablissement de l'état d'urgence pour endiguer les violences qui s’accroissent depuis le 17 novembre.

Ses assertions n’ont pas tardé à provoquer des réactions mitigées sur les réseaux sociaux. La plupart des internautes ont exprimé leurs inquiétudes quant à une mutation progressive de l'État de droit en France: Quelques-uns y ont vu la tentative d'Emmanuel Macron de s'accaparer les pleins pouvoirs.

La manifestation des Gilets jaunes contre l'érosion du pouvoir d'achat a été entachée samedi de graves violences, notamment à Paris, qui ont entraîné l'interpellation de 412 personnes et provoqué 133 blessés dont 23 parmi les forces de l'ordre, selon la préfecture.

Le Liban n’avait pas décliné l’offre de la Russie 

Les hésitations de Beyrouth concernant le cadeau russe de plusieurs millions de cartouches pour fusils d'assaut Kalachnikov s'expliquent sans doute par des pressions auxquelles le Liban est exposé, a estimé dans un entretien accordé à l'agence de presse Sputnik le spécialiste libanais du Proche-Orient, Fuad Khashish.

«Les États-Unis, le Royaume-Uni et même les pays du Golfe persique sont préoccupés par la perspective de livraison d'armes russes au Liban. Ils y perçoivent une menace pour leurs intérêts», a indiqué l'interlocuteur de l'agence. Et d'ajouter que l'essentiel des armements de l'armée libanaise étaient de fabrication américaine ou française.

La semaine dernière, le journal libanais Al-Akhbar écrivait que Beyrouth avait refusé d'accepter l'offre russe de plusieurs millions de cartouches pour fusils d'assaut Kalachnikov, précisant que leur calibre ne correspondait pas aux standards libanais, conformes aux armements de l'OTAN.

À l'heure actuelle, les Américains sont les principaux fournisseurs de matériel de guerre de l'armée libanaise.

- L’achat de 14 avions de combat F-16V provoque des remous au sein du gouvernement slovaque

Pour remplacer ses avions de combat MiG-29 hérités de la période soviétique, la Slovaquie, membre de l’OTAN et de l’Union européenne, a annoncé, en juillet, son intention d’acquérir 14 F-16 Block 70/72 « Viper » auprès du constructeur américain Lockheed-Martin, écartant ainsi le JAS-39 Gripen E/F du suédois Saab.

Le 30 novembre, le ministre slovaque de la Défense, Peter Gajdoš, du SNS, a annoncé avoir conclu « trois accords séparés sur l’acquisition de 14 chasseurs F-16, de munitions, d’un soutien logistique et de la formation du personnel aérien et au sol ». Et de préciser que tous les appareils seraient livrés d’ici la fin 2023 .

Sauf que, visiblement, cette initiative n’avait été préalablement approuvée par M. Pellegrini , issu des rangs du Smer-SD.

« Le Premier ministre Pellegrini estime que les contrats d’achat des chasseurs F-16, signés plus tôt dans la journée par le ministère de la Défense, restent invalides car le ministère des Finances ne les a toujours pas approuvés », a en effet indiqué le bureau du gouvernement, via un communiqué publié quelques heures après l’annonce du ministre slovaque de la Défense.

D’après les observateurs de la scène politique slovaque, cet incident serait lié à des luttes internes au sein du gouvernement. « Pellegrini pourrait en avoir assez que le SNS cherche à obtenir plus d’influence au sein de la coalition. […] Il a donc choisi de frapper (SNS) au nez pour montrer qui est le patron », a estimé le politologue Grigorij Meseznikov, sollicité par l’AFP...

- La France et l'Allemagne vont reproposer une taxe sur la finance 

La France et l'Allemagne vont chercher lundi à ressusciter l'idée de taxe sur les transactions financières en proposant que les États membres réduisent ainsi leur contribution au budget de l'Union européenne, a affirmé le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

Les ministres des Finances Olaf Scholz et Bruno Le Maire doivent présenter la proposition lors d'une réunion avec leurs homologues de la zone euro à Bruxelles, selon le quotidien bavarois lundi.

D'après leur proposition écrite, dont le SZ a obtenu copie, la taxe (désignée par l'acronyme anglais FTT) pourrait être "un élément important" pour renforcer la cohésion de l'UE.

Les recettes "pourraient contribuer à un budget de la zone euro", écrivent les deux ministres. Les pays participants auraient le droit de déduire le produit de la FTT qu'ils reversent de leur écot au budget de l'Union.

La proposition reprend l'architecture d'une taxe existant déjà en France, visant les transactions sur les actions d'entreprises pesant plus d'un milliard d'euros en Bourse.

La Süddeutsche Zeitung fait état d'un désaccord entre Paris et Berlin, le gouvernement français préférant allouer cette taxe à un budget des 19 membres de la zone euro, tandis que l'allemand privilégierait celui des 27. L'idée d'une taxe sur les transactions financières est discutée à Bruxelles, sous différentes formes, depuis quelque huit ans.

En plus de son apport aux finances publiques, elle est décrite par ses partisans comme une manière de limiter les excès de la spéculation sur les marchés financiers.

Mais le projet suscite des débats qui ont été impossibles à trancher jusqu'ici, sur son assiette comme sur son taux. Et ses adversaires, dont certains États membres de l'UE, estiment qu'elle pourrait de plus nuire à l'attractivité des marchés financiers européens.

 

Mots clés

Dec 03, 2018 15:49 UTC
commentaires