Dec 12, 2018 05:31 UTC
  • Strasbourg: une fusillade à point nommé?

En France, et plus précisément à Strasbourg, une fusillade a fait au moins quatre morts et douze blessés dont trois à quatre dans un état grave mardi, sur le Marché de Noël de Strasbourg, a-t-on appris de l’AFP.

Cette fusillade qualifiée de "terroriste" par le ministère de l'Intérieur, intervient dans un contexte de tension sociale extrême émaillé par des protestations qui atteignent leur apogée tous les samedis et ce, depuis le 17 novembre. Le discours du président Macron lundi où il a annoncé une série de mesures destinées à amortir la pression fiscale ne semble pas non plus apaiser la colère des Français qui semblent tenir rigueur à un capitalisme financier ravageur qui a détruit le modèle social français. Bien que le président Macron ait écarté la possibilité de l'instauration de l'état d'Urgence, la fusillade de Strasbourg est potentiellement susceptible à justifier des mesures sécuritaires plus larges à établir dans les semaines à venir, estiment certains analystes.  

Des coups de feu ont été tirés, mardi soir 11 décembre, dans le centre de Strasbourg, suite à quoi, au moins quatre personnes ont trouvé la mort. La police et la préfecture ont évoqué la « piste terroriste ».

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête notamment pour «assassinats, tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle». La sous-direction antiterroriste de la police judiciaire, la direction interrégionale de la police judiciaire de Strasbourg et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) se sont chargées de l'enquête.

«L'auteur des faits, fiché S, est activement recherché», a ajouté la préfecture dans un communiqué, tandis qu'un hélicoptère survolait le district de Neudorf, où le suspect se cachait et une opération de police a été lancée.

Le président français Emmanuel Macron a dépêché sur place le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, qui a dit que « l’individu a été identifié et il est connu en droit commun ».

La ville de Strasbourg fait l'objet en ce moment d'un quadrillage renforcé. Le mercredi, les manifestations seront interdites par les préfets afin de permettre aux forces de l'ordre de «se mobiliser totalement», ajoute Christophe Castaner. 

Un homme fiché S, âgé de 29 ans, a ouvert le feu, mardi soir, aux alentours de 20 heures dans le centre-ville de Strasbourg, faisant au moins quatre morts et douze blessés. Une enquête a été ouverte par la section antiterroriste de Paris et le plan « Urgence attentat » activé en France.

L'auteur des faits aurait braqué un chauffeur de taxi avant de prendre la fuite au volant de ce véhicule. Le chauffeur a déclaré aux enquêteurs qu'il était blessé, selon une source policière.

Mercredi sera « une journée de deuil en mémoire de victimes » de l'attentat, les drapeaux étant mis en berne et un registre de condoléances ouvert pour les Strasbourgeois.

Cette fusillade intervient alors que les manifestations contre les politiques économiques du gouvernement se poursuivent encore. En effet, les annonces d’Emmanuel Macron lundi n’auront, semble-t-il, pas suffi. Les Gilets jaunes se disent toujours déterminés à manifester samedi prochain.

Heures supplémentaires défiscalisées, annulation de la hausse de la CSG pour les retraités modestes, hausse de 100 euros par mois du revenu des travailleurs au Smic… Lundi soir, Emmanuel Macron a consenti à plusieurs mesures pour calmer la colère des Français et répondre à leurs demandes en matière de pouvoir d’achat. Mais il n’est pas certain que cet acte de contrition de Macron suffise à calmer les désirs de manifestation samedi prochain. Au contraire, le discours du président a mis les réseaux sociaux en ébullition et le nombre d’internautes qui disent vouloir battre le pavé le 15 décembre a bondi.

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