Jan 20, 2019 17:21 UTC
  • L’Allemagne capitule devant Washington

Après la France, le Danemark et les Pays-Bas qui se sont ralliés depuis le mois de juillet à la ridicule affaire de Villepinte, une campagne diplomatique anti-iranienne sans précédent, l’Allemagne semble, elle aussi, tomber dans le piège de Washington alors qu’elle faisait partie des rares pays européens ayant résisté aux sanctions extraterritoriales des États-Unis contre l’Iran.

Ce nouveau coup diplomatique anti-iranien, auquel ont largement contribué les services secrets israéliens, vise par ailleurs à couper les ponts politiques reliant depuis des siècles l’Iran à l’Europe.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires de la République islamique d’Iran suite à l’arrestation d’un Afghano-Allemand soupçonné d’avoir espionné pour le compte de l’Iran, a-t-on appris du quotidien allemand Der Spiegel.  

« Le chargé d’affaires iranien a été explicitement informé des préoccupations de la partie allemande », ajoute le quotidien allemand.

La Justice allemande a déclaré, le mardi 15 janvier, avoir arrêté Abdel Hamid S., un conseiller culturel et linguistique de l’armée en Rhénanie, dans l’ouest de l’Allemagne, soupçonné d’avoir « transmis des informations à un service de renseignement iranien ». Âgé de cinquante ans, Abdel Hamid S. a la double nationalité allemande et afghane.

En réaction à cette annonce, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Bahram Qassemi a nié tout lien entre le prévenu afghano-allemand et la République islamique d’Iran.

« L’Iran n’a pas été surpris en entendant cette nouvelle accusation dans un contexte où une avalanche d’accusations infondées de nature sécuritaire visent l’Iran, des accusations qui ont été fomentées par ceux qui veulent ternir les relations irano-européennes dans cette étape délicate », a déclaré Bahram Qassemi.

Il a souligné que les relations de longue date entre l’Iran et plusieurs pays européens, notamment les parties européennes ayant signé l’accord nucléaire, ne plaisaient pas à tout le monde et que certains ne lésinaient sur rien pour détériorer ces relations.

Selon Der Spiegel, « ce fonctionnaire de la Bundeswehr a été arrêté conformément aux informations fournies par un “service de renseignement ami” à Berlin ».

À noter que toutes les accusations qu’ont lancées au cours des derniers mois les pays européens contre la République islamique d’Iran sont fondées sur les documents qu’Israël leur avait fournis.

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