Feb 19, 2019 19:47 UTC
  • Venezuela: l’armée met en garde les USA

Selon Sputnik, le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, a déclaré mardi que si l’opposition cherchait à imposer un gouvernement fantoche, « elle devra nous passer sur le corps ».

Il a souligné que les forces armées de l’État continueraient d’être stationnées le long de la frontière vénézuélienne pour contrecarrer d’éventuelles menaces territoriales.

S’exprimant sur la situation des officiers supérieurs du pays, le ministre a souligné qu’ils restaient « obéissants et subordonnés » au gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Hier, le président américain, Donald Trump, a menacé les militaires vénézuéliens en déclarant qu’ils mettaient leur vie et leur avenir en danger en défendant Nicolas Maduro.

S’adressant à des étudiants de la Florida International University de Miami, Trump a prétendu qu’il cherchait un transfert pacifique du pouvoir au Venezuela tout en affirmant que « toutes les options sont sur la table. Cette question concerne non seulement le Venezuela mais également le Nicaragua et Cuba ».

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé lundi que 300 tonnes d’aide humanitaire arriveraient mercredi de Russie, ajoutant que l’envoi d’une aide de Washington, attendue par Juan Guaido, le samedi 23 février n’était rien de plus qu’un « show politique » et un « attrape-nigaud ».

Trump s’est quant à lui une fois de plus mêlé des affaires des autres pays en affirmant que le gouvernement légitime et élu de Maduro allait laisser sa population mourir de faim au lieu d’accepter une aide via la Colombie.

Le chef de l’opposition vénézuélienne Juan Guaido, qui s’était déjà déclaré président par intérim du pays, a appelé les forces armées vénézuéliennes à changer de camp, donnant à l’armée sept jours pour le faire.

Le 23 janvier, Guaido, président de l’Assemblée nationale contrôlée par l’opposition, s’est proclamé président par intérim. Il fut presque immédiatement reconnu par les États-Unis et ses alliés. La Russie, la Chine, l’Iran et le Mexique entre autres États, ont exprimé leur soutien à Maduro, élu démocratiquement et qui a à son tour accusé Washington d’avoir orchestré un coup d’État contre lui.

 

 

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