Mar 12, 2019 18:49 UTC

Au sommaire : 1. Policiers/Gilets jaunes : tous des « smicards » Après 13 semaines de mobilisation, le mouvement de contestation sociale des « Gilets jaunes » se poursuit à un rythme croissant malgré les chiffres avancés par les médias mainstream.

Le dernier acte de la mobilisation des Gilets jaunes en France ayant été marqué, une fois de plus, par des violences policières, un manifestant lance une question aux policiers pour savoir leur « limite morale quand Castaner [leur] demandera d’utiliser des balles réelles » et constate que « ce sont des smicards en bleu qui tapent des smicards en jaune ».

L’acte 17 des Gilets jaunes, le samedi 9 mars, a été, comme tous les samedis de manifestations, émaillé de violences dans différentes régions de France.

Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux pose une question qui brûle les lèvres de nombre de personnes depuis longtemps.

« Quelle sera votre limite morale quand Castaner vous demandera d’utiliser des balles réelles ? Est-ce que vous choisirez de déposer vos boucliers ou est-ce que vous choisirez de nous tirer dessus ? […] Demain, si on vous dit de nous tirer dessus à balles réelles, combien d’entre vous le feront ? »

Lors de l’acte 9 des manifestations des Gilets jaunes, on a pu voir des CRS équipés d’armes de guerre. Cela suivait de peu les déclarations de l’ancien ministre Luc Ferry appelant à tirer sur les manifestants. Heureusement, ils ne l’ont pas fait. « Mais le feront-ils la prochaine fois ? », se demande l’auteur d’un article du Canard enchaîné datant du 16 janvier 2019.

Source : Sputnik

2. Quand Moscou déploiera-t-il des missiles visant l’Europe ?

La Russie ne déploiera pas de missiles à courte et moyenne portée en Europe et sur d’autres territoires tant que les États-Unis s’en abstiendront, a déclaré le président du comité de la Défense de la Douma (chambre basse du Parlement russe), Vladimir Chamanov, lors d’un point de presse lundi.

Moscou se réserve le droit de donner une réponse proportionnelle à toute démarche concernant les missiles à courte et moyenne portée.

Donald Trump avait annoncé le premier février que les États-Unis cesseraient dès le lendemain de respecter le Traité FNI, signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, et qu’ils s’en retireraient officiellement au bout de six mois, sauf si Moscou cessait de « violer » l’accord.

Vladimir Poutine a indiqué, le deux février, que la Russie suspendait aussi sa participation au traité en réponse au retrait unilatéral des États-Unis.

Il a affirmé que Moscou ne se laisserait pas entraîner dans une nouvelle course aux armements onéreuse, avant d’ajouter que toutes les propositions russes sur le désarmement restaient « sur la table » et que les portes demeuraient « ouvertes ».

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que les USA avaient violé les dispositions de l’accord à plusieurs reprises depuis 1999.

Source : Sputnik

3. L’Italie va-t-elle rejoindre les nouvelles routes de la soie ?

 Alors que l’État italien décide de reporter sa décision sur la ligne à grande vitesse Lyon-Turin, il compte adhérer à l’initiative « Ceinture et Route », l’immense plan d’infrastructures de la Chine vers l’Ouest.

Dans dix jours, le chef de l’État chinois arrive à Rome. Xi Jinping va signer avec le président du conseil italien Giuseppe Conte un protocole d’accord devant intégrer l’Italie aux « nouvelles routes de la soie ». Quelque 70 industriels seront aussi du voyage, les principaux chargés du ferroviaire, de l’ingénierie et de l’hydroélectrique.

Accueillir à bord de ce grand dessein chinois, pour la première fois, un membre du G7 et fondateur de l’Union européenne (UE), relève de la prise géopolitique pour Pékin.

Mais quels sont les obstacles intérieurs et extérieurs que l’Italie doit franchir sur sa route avant de joindre les nouvelles routes de la Soie ?

Source : BFM Business

 

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