Mar 15, 2019 08:39 UTC
  • FNI : les USA provoquent la Russie

Un responsable du Pentagone a fait état d’un essai de missile de croisière avec une portée de 1 000 km dans les cinq mois à venir.

Les États-Unis ont l'intention de tester en août un missile de croisière lancé au sol avec une autonomie d'environ 1 000 km, a déclaré mercredi un responsable du Pentagone, après que Washington a annoncé son intention de se retirer du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI).

Le mois dernier, les États-Unis avaient annoncé qu'ils se retireraient du traité FNI six mois plus tard à moins que Moscou ne mette fin à ce que Washington considère comme des violations du pacte de 1987.

La Russie a annoncé, à son tour, la suspension du traité. Moscou nie avoir violé l'accord et accuse en retour Washington d'enfreindre le texte.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait affirmé que Moscou se réservait le droit de déployer des missiles dans toutes les régions en réponse aux démarches provocatrices des États-Unis.

"Nous allons tester un missile de croisière lancé au sol en août", a déclaré un haut responsable de la défense, ayant requis l'anonymat.

Si les tests aboutissent, le missile pourrait être déployé dans environ 18 mois et aurait une portée d'environ 1 000 km.

Le responsable américain a déclaré que les États-Unis cherchaient également à tester un missile balistique à portée intermédiaire en novembre, ajoutant que les deux seraient de type « classique » et non nucléaires.

La querelle a également été marquée par les propos du président du Comité à la Défense de la Douma ayant averti les pays « non nucléaires » que la participation à des exercices nucléaires menés par les États-Unis pourrait leur valoir une frappe de représailles de la part de la Russie en cas de conflit.

Le traité FNI négocié par le président américain de l'époque, Ronald Reagan et l'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev et ratifié par le Sénat américain, a éliminé les arsenaux de missiles à moyenne portée des deux plus grandes puissances nucléaires du monde et réduit à moyenne échéance leurs capacités à lancer une frappe nucléaire.

Le FNI imposait aux parties de détruire les missiles balistiques et de croisière lancés depuis le sol et ayant une portée de 500 à 5 500 km.

Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était prête militairement pour une crise de type missile cubain si les États-Unis en voulaient un et menaçaient de placer des missiles nucléaires hypersoniques sur des navires ou des sous-marins près des eaux territoriales américaines.

 

Mots clés

commentaires