Mar 19, 2019 20:03 UTC

Au sommaire : 1. La France, État policier... Dans un discours ce 18 mars, deux jours après un acte 18 des Gilets jaunes émaillé de violences aux Champs-Élysées à Paris, le Premier ministre a annoncé le remplacement du préfet de Paris et plus de fermeté dans la « doctrine de maintien de l’ordre ».

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé le 18 mars plusieurs mesures de fermeté, et le remplacement du préfet de police de Paris, après un acte 18 des Gilets jaunes marqué par des violences dans la capitale.

« Nous allons renforcer la fermeté de notre doctrine de maintien de l’ordre », a également annoncé Édouard Philippe. Le chef du gouvernement a pointé du doigt dans son allocution les « consignes inappropriées » passées « pour réduire l’usage » du lanceur de balles de défense (LBD) lors de la journée du 16 mars.

2. OTAN : la fronde anti-US de la France ?

Se trouvant actuellement à Washington où elle rencontrera le chef du Pentagone par intérim, Patrick Shanahan, pour évoquer la suite des opérations en Syrie, la ministre des Armées, Florence Parly, a été invitée, ce 18 mars, à s’exprimer devant le groupe de réflexion Atlantic Council, spécialisé dans les relations internationales. Une occasion pour remettre les pendules à l’heure avec l’administration Trump.

Mais elle en a également profité pour lui envoyer une « pique » : ayant défendu l’idée que les Européens se doivent de développer leurs propres capacités chaque fois que cela est possible, elle a nié toute volonté de « protectionnisme ».

« La Belgique achète des F-35, la Suède achète des batteries Patriot. La Pologne achète des systèmes HIMARS. L’Europe a le marché de l’armement le plus ouvert », a relevé Mme Parly. « Personnellement, je suis plus préoccupée par l’idée selon laquelle la solidarité au sein de l’OTAN pourrait être subordonnée à des alliés qui achèteraient tel ou tel équipement », a-t-elle dit.

Et, une fois encore, d’insister :

« L’alliance devrait être inconditionnelle, sinon ce n’est pas une alliance. La clause de solidarité de l’OTAN est l’article 5, pas l’article F-35 », en faisant référence au Traité de l’Atlantique nord.

3. L’Allemagne dit non aux USA

L’objectif des 2 % [du PIB] n’est pas un « fétiche ». Les missions de la Bundeswehr rendent ce montant nécessaire à l’avenir.

« Il en va également de la crédibilité de l’Allemagne », avait lancé Angela Merkel, la chancelière allemande, le 14 mai 2018, devant les responsables militaires de son pays. Et de relever que, durant la Guerre froide, le budget de la défense ouest-allemand était même équivalent à 2,3 % du PIB.

Lors du dernier sommet de l’OTAN, organisé à Bruxelles, en juillet 2018, elle a pris l’engagement de porter le budget de la Bundeswehr non pas à 2 % du PIB (comme Berlin s’y était engagé en 2014) mais à 1,5 % du PIB.

 

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