Mar 22, 2019 09:37 UTC
  • Moscou réagit à la menace US

Le Kremlin a durci le ton contre Washington après le vol des bombardiers B-52 près des frontières russes au-dessus de la mer Baltique, qualifiant de regrettables de telles actions provocatrices de la part des États-Unis. 

Le porte-parole du Kremlin a accusé les États-Unis de vouloir attiser les tensions dans la région.

« L'apparition de bombardiers américains dans une zone située juste à côté des frontières russes, ne renforce pas le climat de sécurité, mais crée une tension supplémentaire », a averti jeudi le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov.

« Nous trouvons ces actions de Washington regrettables », a déclaré M. Peskov rappelant : « Du point de vue militaro-tactique, seuls nos spécialistes militaires peuvent commenter l’action américaine. D'une manière générale, je me contenterais de dire que, bien entendu, de telles actions des États-Unis n'entraînent pas le renforcement d'un climat de sécurité et de stabilité dans la région qui jouxte directement les frontières de la Russie », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, lors d'une conférence téléphonique avec les médias.

Une vidéo a été diffusée jeudi 21 mars par le ministère russe de la Défense montrant les SU-27 russes escortant un bombardier stratégique américain B-52 au-dessus de la mer Baltique.

Le ministère a annoncé que deux avions de chasse SU-27 des forces du service de la défense aérienne ont été mobilisés afin d'identifier et d'accompagner le bombardier.

L'ambassade des États-Unis en Pologne a déclaré que des bombardiers B-52 s'étaient envolés mercredi pour la Lituanie et la Pologne dans le cadre d'un entraînement d'interopérabilité avec les forces de l'OTAN.

Le CNN a déclaré que le vol des bombardiers US était un message adressé à la Russie à l’occasion du 5e anniversaire de l’unification de la Crimée.

Washington se défend en disant que ces vols étaient nécessaires pour dissuader les ennemis potentiels.

Le 15 mars dernier, un autre bombardier stratégique américain s'était approché de la frontière russe, à une distance de 150 km. L'avion s'était ainsi trouvé pendant quelques minutes dans la zone de l'action de la DCA russe, après quoi il s'était dirigé vers une base aérienne située sur le sol britannique, avait alors écrit Sputnik.

Ces derniers temps, des avions espions étrangers, et notamment américains, sont de plus en plus souvent aperçus autour des frontières russes. Au cours de l'année 2018, les militaires russes ont enregistré et escorté 980.000 aéronefs.

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