Jul 04, 2019 17:07 UTC
  • S-400: la surprise d’Athènes pour l’OTAN

La Grèce est le deuxième pays à adopter une nouvelle politique envers l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (l’OTAN) et les États-Unis.

Athènes a récemment rejeté une demande américaine lui intimant de ne pas permettre aux navires de guerre de la Russe sur ses côtes. Le pays aurait également mené des discussions afin d’acheter des systèmes de défense antiaérienne S-400, que son rival régional, la Turquie va bientôt récupérer.

Alors que la Russie renforce sa présence en Méditerranée orientale, près des côtes syriennes, turques et grecques ainsi que dans l’ouest de cette mer, sur les côtes espagnoles, les États-Unis font pression sur leurs alliés pour qu’ils n’admettent pas les navires russes sur leurs côtes, a rapporté le journal Raï al-Youm.

Selon le rapport du journal arabe paru à Londres, l’Espagne, qui fournissait auparavant des services aux navires russes, refusait de le faire depuis trois ans. Mais Madrid a de nouveau permis récemment aux navires russes d’accoster dans ses ports du Sud.

Simultanément à la coopération russo-turque suite à l’achat par Ankara des S-400, ce dernier a autorisé l’accostage des navires russes sur ses côtes. Inquiet du rapprochement de Moscou avec son rival de longue date, la Grèce vient aussi de donner son feu vert à l’accostage des navires de guerre russes dans ses ports en dépit des pressions des États-Unis.

Les médias grecs ont rapporté les propos des experts et des anciens militaires qui avaient prôné une coopération militaire avec la Russie et l’achat de systèmes de missile S-400 comme l’a fait la Turquie.

Selon eux, l’adhésion de la Grèce à l’OTAN ne fait pas obstacle à sa coopération militaire avec Moscou.

Ankara, en tant que pays membre de l’Alliance atlantique, a brisé le tabou de l’achat des armements russes et maintenant Athènes pourrait être le deuxième membre de l’OTAN à faire de mêm.

Les Grecs n’ont pas l’impression d’être un élément important dans l’Alliance et, dans les conflits bilatéraux avec Ankara, accusent l’OTAN de partialité en faveur de la Turquie.

Les experts militaires estiment que si la Turquie venait à sortir de l’OTAN et à se rapprocher de la Russie, il est probable que la Grèce sorte à son tour de l’Alliance atlantique.

Les rapports de centres de recherche grecs affirment que l’OTAN ne défendrait pas le pays en cas de guerre avec la Turquie et qu’Athènes devrait compter sur un soutien russe pour assurer sa sécurité nationale.

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