Sep 10, 2019 13:58 UTC

Au sommaire :

1- Iran: le nouveau coup de bluff de Bibi 

Alors que le Premier ministre israélien a lancé l'acte 11 de son show nucléaire en accusant l'Iran d'avoir détruit un site nucléaire secret en Ispahan, le monde ne peut qu'en rire; dans la période précédant la guerre des Six Jours de 1967, Israël a caché un noyau de plutonium dans un ancien poste de police de construction britannique à l’extérieur de la ville de Gedera, avec l’intention d’en faire une bombe nucléaire opérationnelle si nécessaire, selon le témoignage d’un ancien responsable israélien qui gardait le site.

L’article a été publié mercredi dans le cadre d’une nouvelle série sur l’aspect nucléaire de la guerre des Six Jours dans la revue Nonproliferation Review, une revue dirigée par le Middlebury Institute of International Studies, qui se décrit comme étant axée sur les « causes et conséquences de la prolifération des armes de destruction massive ».

Le témoignage d’Elie Geisler, l’ancien responsable atomique, a été recueilli par Avner Cohen, l’un des premiers chercheurs du nucléaire d’Israël.

Une grande partie des écrits de Cohen portent sur les armes nucléaires présumées d’Israël, ce qui est en contradiction avec la position ambiguë du gouvernement israélien, qui ne confirme ni ne nie l’existence de telles capacités.

Dans la série d’articles, Cohen approfondit sa conviction selon laquelle Israël a cherché à créer et potentiellement faire exploser une bombe nucléaire pendant la guerre, si nécessaire, pour montrer sa force contre les armées arabes qui l’attaquaient.

Et dire que le Premier ministre d'un tel régime qui possède des bombes nucléaires, qui n'est jamais soumis à aucune inspection, qui n'est signataire d'aucun traité international digne de ce nom, ose sortir des balivernes pareilles contre l'Iran.

2- Arme nucléaire turque : la réaction française ?

L’eurodéputé Thierry Mariani a commenté le souhait d’Ankara de se procurer l’arme nucléaire.

La course aux armements représente « un danger pour tout le monde » et chaque pays « en plus » qui a l’arme nucléaire, c’est « toujours un risque en plus », a estimé à Sputnik l’eurodéputé Thierry Mariani.

Il a ainsi réagi à la récente déclaration du président turc qui a qualifié d’« inacceptable » la situation où son pays n’est pas encore une puissance nucléaire.

« L’ensemble des pays se sont mis d’accord à un moment pour limiter la prolifération des armes nucléaires et essayer de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’autres pays qui aient l’arme nucléaire. Chaque pays qui a l’arme nucléaire en plus, c’est toujours un risque en plus », a souligné l’eurodéputé.

Et de préciser: « On ne peut pas à la fois bloquer l’Iran et autoriser la Turquie, et comme chacun le sait, qui ne sont pas les meilleurs amis au monde. Dans cette région qui est quand même déjà très sensible, je pense que la course aux armements est un danger pour tout le monde. »

Auparavant, intervenant dans la ville de Sivas, le chef d'État turc avait qualifié d’« injuste » le fait que la Turquie soit privée de la possibilité de développer sa propre arme nucléaire. D’après lui, il n’existe aujourd’hui « presque pas » de pays développés qui ne disposent pas de l’arme nucléaire.

Recep Tayyip Erdogan a également souligné que son pays était en train d’œuvrer pour le renforcement de ses capacités militaires. À titre d’exemple, il a cité le récent achat de systèmes de missiles russes S-400 en dépit des pressions américaines.

Pour rappel, la Turquie est depuis 1980 signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

Source: Sputnik

3- Armée française: nouveau bradage pro-US ?

Après Alstom bradé, c'est au tour de Photonis.

Photonis est contrôlé par la société d’investissement français Ardian, qui dispose de plus de 80 milliards de dollars d’actifs [et 150 entreprises dans son portefeuille] et qui, en mars, a levé 6,1 milliards d’euros pour son fonds Ardian Infrastructure Fund V.

Or, d’après le site spécialisé Wansquare, Ardian a mandaté la banque Lazard Frères pour trouver un acheteur de l’entreprise Photonis, qui a pourtant doublé ses performances financières en 2018 grâce à la « croissance du marché de la vision nocturne » ainsi qu’à la mise en oeuvre du plan de transformation de « One Photonis », lequel s’est traduit par une réduction d’effectifs sur son site briviste.

En outre, elle a également annoncé, en juillet, le refinancement de sa dette, avec des facilités de crédit à la clé.

Cette information a plus tard été confirmée par La Tribune, qui a précisé que Photonis « intéresserait déjà des entreprises américaines ainsi que des fonds d’investissements internationaux. »

Pour le moment, aucun repreneur français n’a fait connaître un quelconque intérêt pour cette entreprise… qui pourrait par conséquent bien passer sous pavillon étranger.

« C’est d’ailleurs aux États-Unis que se trouvent les principaux concurrents de Photonis », a relevé, de son côté, le quotidien La Montagne, qui a par ailleurs indiqué que les salariés de l’entreprise ont appris ce projet de revente par… la presse.

Source : Opex 360

4- Hong Kong révolté... le pro-américain

Révolution colorée de Hong Kong: les manifestants arborent des drapeaux américains, chantent l’hymne national, réclament la nationalité US et demandent à Donald Trump d’intervenir militairement pour les libérer de la Chine. 

Après avoir demandé à cor et à cris la nationalité britanniques, les jeunes manifestants de Hong Kong se sont dirigés en masse vers le consulat général des États-Unis d’Amérique dans cette cité-État sous supervision spéciale chinoise pour chanter l’hymne américain, réclamer la nationalité US et demander à Donald Trump de les libérer du joug chinois.

La majorité absolue des protestataires est trop jeune pour avoir connu le mandat britannique qui a pris fin en 1997. D’autres plus vieux sont des nostalgiques de l’époque du Gouverneur britannique et ne supportent pas la culture continentale. Enfin, les milieux du jeu et les réseaux corrompus sont extrêmement contrariés par la politique drastique et très dure de Beijing à l’égard du moindre soupçon de corruption.

La crise de Hong Kong est donc une révolution colorée presque caricaturale par excellence

 

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