Aug 19, 2021 18:18 UTC
  • Algérie : 1er F-16

Ce n'est pas seulement en terre de Résistance qu'on s'apprête à passer à la vitesse supérieur face à Israël, à lui tourner la vis maintenant qu'il est totalement abandonné par ses parrains anglo-saxons:

depuis l'annoncé surprise du secrétaire général du Hezbollah de la toute prochaine arrivée des pétroliers iraniens depuis Tartous   à Beyrouth où les bâtiments devraient livrer leurs cargaisons de fioul et d'essence en prévision à ce qui semble être l'extension du corridor maritime ant sanction US au Liban, corridor qui a connu un bond en avant significatif quand 2020 il s'est étendu au Venezuela, les experts ne cessent de s'interroger sur la coïncidence de cette déclaration-éclair avec cette autre, éclair aussi mais venant des autorités algériennes. Ce jeudi, l e communiqué du Haut Conseil de sécurité algérienne (HCS), réuni  sur convocation exprès du président Tebboune parle d’«intensification du contrôle sécuritaire sur la frontière avec le Maroc» ou ce qui revient au même d'un  état d’alerte maximal pour parer à toute éventualité et ce, après la menace du ministre sioniste des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, qui, à partir de Casablanca, a évoqué ce qu’il a qualifié d’«alliance algéro-iranienne inquiétante».

Cette menace a été d'ailleurs formulée presque simultanément à ces vastes foyers d'incendie qui sont partie en même temps et sur plusieurs dizaines de foyer à travers toute la Kabyle et pour lesquels l'Etat algérien soupçonne les séparatistes pro-sionistes kabyles financés et sponsorisés par Israël et ses lobbies en France. Au fait, les éléments de l'enquête menée par les forces de sécurités algériennes  sur ces feux qui ont fait des dizaines de morts dont beaucoup de militaires ont dû être suffisamment alarmant pour que la sécurité nationale algérienne agisse de la sorte. certaines sources affirmant même que l’Algérie a décidé de fermer l’espace aérien et de rompre toute liaison entre Alger et Casablanca, une liaison aérienne qui n’a jamais, jusque-là, été suspendue, même après la fermeture des frontières terrestres en 1994 et au plus fort de la crise entre les deux pays. 

« Les actes d'hostilité incessants perpétrés par le Maroc contre l'Algérie, ont nécessité la révision des relations entre les deux pays et l'intensification des contrôles de sécurité aux frontières occidentales », indique le communiqué, sans plus de précisions mais l'observateur averti le comprend, c'est Israël qui est visé à travers le régime de Rabat, un régime reconverti après la normalisation en base arrière des agissements de l'axe US/Israël contre l'Algérie. Au fait les incendies en Kabylie combinés au lynchage d'un Kabyle n'ont plus laissé de doute à Alger, le camp atlantiste va droit vers la confrontation et faire preuve de davantage de patience serait perçu comme un signe de faiblesse. 

Cette guerre semble avoir visé d'abord l'intégrité aérienne algérienne, et ce, rien qu'au regard de l'ensemble des exercices exécutés au mois de juillet dans le cadre de l'African Lion 2021. En effet ces 7000 forces que les USA ont fait débarquer au Sahara occidental,, équipés des meilleurs appareils d’espionnage se sont essentiellement concentrés sur les capacités de DCA algériennes qu'on sait être essentiellement de fabrication russe puisque composée de S-400. Evidemment les Su-57 de l'Algérie ont aussi fait l'objet des opérations d'espionnage mais pour "mettre au pas" un Etat qui a déjà dans les 80 affronté l'Armée de l'air sioniste et l'a même chassé du ciel du Maghreb, il faut d'abord que son ciel soit percé...  Cela des mois que les Israéliens infiltrés au sein de l'armée marocaine, testent et restent au Sahara leurs drones, livrés à Rabat et on se rappelle fort bien comment ils en ont même été à assassiner de manière ciblé des hauts commandants du Front Polisario.

Aussi les incendies de forêts en Kabylie pourraient être bien plus qu'un nouvel épisode de la guerre hybride déclenchée depuis 2019 contre l'Algérie. Ils pourraient bien être une pré-test à forcer la Défense aérienne algérienne, ses radars, si on admet qu'ils aient été provoqués par exemple par des drones, vu la simultanéité des départs de feu puis leur aspect particulièrement létal et surtout le fait qu'il y a trop de militaires au nombre des victimes. Des nuées de drones kamikazes israéliens sont-ils partis en direction de la Kabylie? Possible. Si tel aurait été le cas, on comprend alors la décision du gouvernement algérien à bloquer le ciel, c'est à dire à augmenter le niveau d'alerte des radars. 

Sauf que les Sionistes usent et abusent de leurs capacités largement exercés en Syrie et au Liban de la guerre électronique lesquelles capacités consistent à envoyer des ondes de suppression à l'adresse des radars et à les aveugler. En Syrie, les Sionistes et leurs avions et drones ont rapproché à des milliers de fois Hmeimim, base russe doté de S-300; de S-400, de Pantsir-S, de Tor et de Buk.. c'est dire que le face-à-face contre une DCA russe ne leur guerre étranger. Et c'est là que les observateurs reviennent sur la coïncident de l'annonce anti Israël de Nasrallah et de la décision du conseil nationale algérienne. 

Alger aimerait-il se doter de quoi barricader hermétiquement le ciel algérien? Les fameuses batteries Khordad-3 connu pour leur succès à avoir intercepté  un drone MC-4 US en 2019 dans le ciel iranien, pourraient être un bon appui. Surtout que le système de défense Khordad-3 a une portée de 50 km, qui peut détecter, identifier et intercepter simultanément 4 cibles, grâce à ses radars avancés, et tirer sur elles 8 missiles « Taer-2B ». Le système Khordad-3 présente de nombreux avantages, dont l'un est la possibilité de mettre en réseau plusieurs appareils de ce système sous la forme d'un bataillon. Dans la structure de chaque bataillon du système Khordad-3, 36 types de missiles « Taer-2B » ou Sayad-2 sont prêts et peuvent tirer sur les cibles détectées et identifiées en cas de menace. L'une des parties les plus importantes de tout système radar est l'utilisation de radars puissants comme « source de ce système ». Le système Khordad-3 utilise un radar d'alerte précoce appelé « Bashir », qui a la capacité d'observer et de surveiller très rapidement ses environs et peut avoir un saut de fréquence entre 500 et 1000, en une fraction de seconde.

Bien sûr, un autre avantage de ce système est sa résistance à la guerre électronique de l’ennemi. En effet, ces dernières années, le Khordad-3 s'est doté d'un système électro-optique pour pouvoir opérer dans des environnements de guerre électronique, et utilise un radar à antenne réseau à commande de phase pour détecter et intercepter les objets volants furtifs. Et là on revient aux éventuels drones ayant pu provoquer les incendies en Kabylie. 

Khordad-3, équipé de systèmes électro-optiques, a acquis la capacité de découvrir et de suivre passivement ses cibles, ce qui signifie que l'ennemi est surveillé et même touché sans le savoir. La passivité rend également presque impossible de perturber ces systèmes. Khordad-3 est un système et en fait un ensemble complet de défense antimissile. Parce que toutes les questions liées à la surveillance, à l’interception et à la destruction sont effectuées via ce système. Bien sûr, ses missiles utilisent également la capacité « tire et oublie », et tout ceci alors même qu'il s'agit d'un système non codé, non traqué par l'OTAN. C'est important quand on sait que l’Algérie est presque encerclés par les bases aériennes otaniennes qui depuis la vrai fausse guerre libyenne de 2020 servent de principales bases d'espionnage anti Algérie. 

Les jours à venir seraient riches en péripétie en est et en ouest de la Méditerranée: au large du Liban, l'axe de la Résistance s'apprête à une percée majeur pour sauver le Liban des griffes israélo-otaniens. En ouest de cette mer c'est l'Algérie qui sort de sa posture défensive pour passer à l'offensive et on aimerait pouvoir dire que de l'est à l'opuest Résistance-Algérie coordonnent tout ensemble. 

 

Mots clés