Sep 24, 2021 18:40 UTC

«Les rebelles vont continuer à recevoir les armes de leurs maîtres. Disons non, et privilégions la RCA, notre maison commune», avait ajouté un proche du président Touadera.

Actualité en Afrique :

  • Burkina: Infrastructures routières ;«Le bulldozer national» dans la Boucle du Mouhoun
  • Telecel signe un accord de partenariat avec Lynk pour étendre sa connectivité en Centrafrique
  • Le Nigéria demande à l’OPEP+ de relever son plafond de production pétrolière
  • Après Abidjan, Bouaké devient la 2e ville de Côte d’Ivoire à être dotée d’un système de transport routier en commun

Analyses de la rédaction :

1. Mali: manifestation dehors l'Occident !

Au Mali, une grande manifestation a eu lieu en dénonciation aux ingérences étrangères, à la présence d’occupation occidentale. Les manifestants prônent également une intervention des pays du bloc de l’Est comme l’Iran ou encore la Russie.

« La France et la communauté internationale ont fait neuf ans sans résultat, sans sécurité, sans protection des personnes et des biens », a affirmé Siriki Kouyaté, porte-parole de Yerewolo, en référence au lancement de l’opération militaire française contre les terroristes dans le nord du Mali en janvier 2013. « Cela ne peut pas continuer », a-t-il ajouté, estimant que depuis, l’insécurité s’était étendue à tout le pays.

« Nous sommes contre toute ingérence extérieure », a déclaré Adama Tangara, responsable d’un mouvement de soutien au chérif de Nioro (nord-ouest), Bouyé Haïdara, un influent chef religieux musulman.

La présidente du Groupe des patriotes du Mali, Keïta Fatoumata Kouyaté, a pour sa part assuré qu’une pétition lancée par son mouvement en 2016 « pour demander à la Russie d’intervenir au Mali » avait recueilli près de 8 millions de signatures, sur 19 millions d’habitants.

On constate aussi que de plus en plus de Maliens et même Sahéliens demandent surtout qu’un remake du sauvetage de la Syrie se met en place au Sahel et surtout au Mali. Et ils ont raison !

En effet, dans le cas de la Syrie, la Russie seule ne pouvait que s’aventurer dans un bourbier.

La bataille était rude, grâce à l’intervention des troupes de la Résistance syrienne qui, avec l’aide de l’Iran et de la Russie, ont repoussé tous les scénarios mis en place par les Occidentaux servant à mettre la Syrie dans le chaos le plus total.

Dans le cas du Mali, nous savons également que le seul but des Maliens, c’est non seulement de mettre les troupes d’occupation dehors, mais aussi, de préserver la souveraineté et l’intégrité du pays. Ce qui veut dire, ne pas laisser un tiers occidental détruire la Constitution et le principe même du vote et de l’élection, qui est un pouvoir énorme entre les mains de la population. Beaucoup de pays à travers le monde, comme en Iran, au Venezuela et bien d’autres encore, participent aux élections massivement, élection à travers laquelle, le peuple s’exprime et montre qu’il est contre les ingérences étrangères, défend sa souveraineté et son indépendance.

En Afrique, et surtout dans le Sahel, l’Occident tente de remplacer cette souveraineté par des coups d’État à tout va, et surtout, de les légitimer. Ce qui retire entièrement cet énorme pouvoir qui est entre les mains du peuple.

Les manifestations c’est une chose, mais la participation de la population dans les affaires intérieures du pays, c’est encore plus important.

Concernant l’insécurité, on a pu constater les avancées phénoménales au Burkina Faso qui ont pu se mettre en place, grâce à la participation, de près ou de loin, de la population aux côtés des forces armées, à la mise en place du processus d’union comprenant les ethnies et les religions.

Les Burkinabés ont pris les armes pour défendre leur terre, et l’union a permis d’empêcher les manipulations et la mise en place de scénario permettant de déclencher des conflits interethnique et interreligieux. Avec une union pareille, on a constaté que les terroristes à la solde occidentale n’arrivent pas à dépasser la frontière du Burkina Faso pour attaquer le pays et la population dans le centre.

Concernant le Mali, la France est prête à tout pour garder le Mali sous ses griffes, et jusqu’à présent, si Paris panique de plus en plus ces dernières, c’est avec la pression de la population malienne et sahélienne, car le pouvoir est entre les mains des Maliens et des sahéliens et de personnes d’autres.

 

2. Éthiopie: les exactions du TPLF dévoilé au grand jour !

La Communauté internationale, ou plutôt, la Communauté occidentale perd sa crédibilité en continuant sur la voie de la partialité.

Le silence de cette communauté qui se dit défenseur des droits humains garde pourtant le silence concernant les exactions commises par les rebelles terroristes du TPLF dans le nord de l’Éthiopie.

Nous constatons de plus en plus la partialité de la Communauté internationale concernant les nombreuses exactions commises par des tiers sur des populations civiles. On a pu voir un silence de mort concernant le massacre des Palestiniens, de la population yéménite par l’Arabie saoudite et ses alliés, des nombreux Maliens et même Sahélien assassiné par les frappes aériennes de Barkhane, et on en passe… Maintenant, de plus en plus d’éléments de preuve concernant les exactions commises par les rebelles du TPLF, et injustement imputées à l’armée fédérale et au gouvernement d’Addis Abeba, font surface et pourtant cette fameuse communauté internationale reste dans le silence. Voici une info de l’AFP :

« Des rebelles tigréens ont abattu des civils et bombardés des villages début septembre dans la région éthiopienne de l'Amhara, voisine du Tigré, où un conflit dévastateur a débuté il y a plus de dix mois, ont raconté mercredi des témoins à l'AFP.

Le gouvernement régional Amhara a qualifié de «massacre» ces violences qui se sont déroulées dans et autour de la ville de Kobo (nord).

 Le groupe rebelle du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a toujours nié cibler des civils durant les combats face aux forces pro-gouvernementales, qui se sont propagées ces derniers mois du Tigré aux régions voisines de l'Amhara et de l'Afar.

Les moyens de communication étant coupés, il est difficile de vérifier de manière indépendante les témoignages recueillis par l'AFP auprès de civils ayant fui dans des camps de déplacés à Dessie, ville située à 150 kilomètres au sud de Kobo. »

On lit souvent cet argument concernant la coupure des moyens de communication, ce qui rend les enquêtes et le recueil des témoignages difficiles. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’accuser les militaires éthiopiens et érythréens, les enquêtes et le recueil des témoignages sont rapides et se font sans aucune difficulté.

Toujours selon, des habitants, les violences ont commencé le 9 septembre dans le village de Gedemeyu, à 7 kilomètres au sud de Kobo, après que des éléments du TPLF ont commencé à fouiller les maisons à la recherche d'armes.

Les habitants les ont alors chassés. Les rebelles s'en sont pris aux civils durant leur retraite vers le nord, puis sont revenus le lendemain et ont mené de nouvelles attaques.

«Ils ont massacré des agriculteurs (...) et des travailleurs saisonniers venus des hauts plateaux voisins», a raconté un habitant de Kobo.

«J'ai vu les cadavres de sept personnes dans l'enceinte d'une maison. Quatre d'entre eux appartenaient à la même famille», a-t-il déclaré, ajoutant en avoir vu «beaucoup» d'autres alors qu'il fuyait vers Dessie.

 Un autre homme a déclaré être retourné constater les dégâts dans le village de Zobel et avoir vu des cadavres et des bâtiments détruits.

«Lors d'un massacre à l'arme à feu, le TPLF a fait de lourds dégâts parmi les civils (...) Ils ont tiré à l'artillerie lourde sur des civils et des propriétés civiles», a-t-il affirmé, ajoutant qu'un établissement de santé avait été touché et que des bâtiments gouvernementaux avaient été pillés.

Le porte-parole du gouvernement de l'Amhara a indiqué lundi sur Twitter avoir été «informé que plusieurs centaines de civils Amhara ont été massacrés par les terroristes du TPLF» dans cette zone.

«Nous rendrons public le nombre exact de personnes massacrées une fois que nous aurons enquêté sur le crime», a-t-il ajouté.

La Commission éthiopienne des droits de l'homme (EHRC), un organisme qui a mené des enquêtes indépendantes a déclaré avoir reçu des «récits inquiétants" d'exactions présumées des rebelles terroristes du TPLF à Kobo, «notamment des bombardements de zones civiles, des fouilles de maisons suivies de meurtres, des pillages et des destructions d'infrastructures civiles».

Ce deux poids deux mesures de la part de l’Occident concernant l’Afrique et le Moyen-Orient a détruit le mode hégémonique de la communauté occidentale. Leur crédibilité, leur impartialité et même bientôt leur légitimité sont nettement remis en question à travers le monde.

 

3. RCA: l'embargo sur les armes doit être levé!

Le Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a plaidé pour une levée totale de l’embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine (RCA), lors d'une rencontre, mercredi à New-York, avec des hauts responsables du Comité de sanctions, en marge de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

L’embargo sur les armes imposé en décembre 2013 par le Conseil de sécurité de l'ONU à la République centrafricaine, était à l’ordre du jour, lors de la rencontre entre le Président centrafricain et Abdou Abarri, ambassadeur, président du Comité de sanctions des Nations Unies, a annoncé la présidence centrafricaine.
« Cette rencontre entre dans le cadre des négociations et des pourparlers pour la levée totale sur l’embargo qui pèse sur les armes en Centrafrique », a-t-on encore souligné.
Bangui se dit « confronté aux nombreux défis, notamment la sécurisation du territoire de son pays grand de 623 000Km2 et la reconstruction de son armée défaite lors de la grande crise de 2013 ».
Pour ce fait, le Président Touadéra a profité de son séjour à New York « pour demander la levée totale de l’embargo qui prive le pays ses outils de défense » pour mieux sécuriser ses populations et son territoire.
En janvier 2020, une résolution a été votée par le Conseil de sécurité pour un allègement de l'embargo des armes en Centrafrique.
D'après cette résolution, les forces armées de la Centrafrique, FACA, pouvaient s'équiper de véhicules blindés, avec la possibilité d'être armés d'un calibre inférieur à 14mm et demi.
« Il y’a eu certes des allègements, mais cela empêche certains partenaires et pays amis disposés à nous aider », a déclaré, mercredi, le Président Touadéra qui s’insurge que le régime de sanctions qui pèse sur son pays se prolonge indéfiniment.
Selon la présidence centrafricaine, « le Président Touadéra a demandé à l’ambassadeur Abdou Abarri de porter son message à tous les pays membres du régime de sanctions RCA afin d’obtenir cette levée de l’embargo qui est le vœu pieux des Centrafricains qui n’aspirent qu’à vivre en paix après 40 ans de souffrances ».
Pour sa part, le président du comité de sanctions de la RCA aux Nations Unies a annoncé qu’une équipe se rendra en mission au mois d’octobre 2021 à Bangui pour s’enquérir de l’évolution de la situation sur le terrain avant de préparer un rapport sur la situation de l’embargo sur les armes en RCA qui sera présenté au Conseil de sécurité le 15 juin 2022.
Le 28 juillet dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a prolongé d'un an l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine.
Cette décision avait provoqué la colère en République centrafricaine où la levée de l’embargo était particulièrement attendue par le gouvernement et la population.
« Je suis en colère », avait notamment écrit sur son compte Facebook Maurice Wilfried Sebiro, responsable de communication de la présidence.
« Les rebelles vont continuer à recevoir les armes de leurs maîtres. Disons non, et privilégions la RCA, notre maison commune », avait ajouté ce proche de Faustin-Archange Touadéra.

 

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